Xolair® Solution injectable en seringue préremplie (nouvelle seringue préremplie, 27G)

Composition

Principes actifs

Omalizumabum.

Excipients

Solution injectable en seringue préremplie:

Arginini hydrochloridum, Histidini hydrochloridum monohydricum, Histidinum, Polysorbatum 20, Aqua ad iniectabile q.s. ad solutionem

Forme pharmaceutique et quantité de principe actif par unité

Solution injectable en seringue préremplie pour injection sous-cutanée:

1 seringue préremplie à 0.5 ml contient 75 mg domalizumab (150 mg/ml).

1 seringue préremplie à 1 ml contient 150 mg domalizumab (150 mg/ml).

1 seringue préremplie à 2 ml contient 300 mg domalizumab (150 mg/ml).

Indications/Possibilités demploi

Asthme allergique

Xolair est utilisé en association avec dautres traitements de lasthme pour améliorer le contrôle de lasthme chez les adultes et les enfants (âgés de 6 ans et plus) souffrant dasthme allergique persistant sévère (test cutané positif ou réaction in vitro à un aéroallergène perannuel) présentant une fonction pulmonaire réduite (VEMS < 80%) ainsi que des symptômes fréquents pendant la journée ou des réveils nocturnes et des exacerbations de lasthme, malgré un traitement quotidien par des corticostéroïdes inhalés à forte dose et un agoniste bêta2 à longue durée daction.

Polypes nasaux

Xolair (omalizumab) est indiqué dans le traitement des polypes nasaux chez les adultes (âgés de 18 ans et plus) qui ne répondent pas de manière adéquate aux corticostéroïdes intranasaux.

Urticaire chronique spontanée (UCS)

Traitement adjuvant chez ladulte et ladolescent (âgé de 12 ans et plus) présentant une urticaire chronique spontanée (UCS) prolongée*, qui ne peut être contrôlée par un traitement antihistaminique H1 et pour lesquels aucune autre maladie sous-jacente na été identifiée par un médecin familier de cette pathologie.

(*Les études pivots ont évalué des patients avec UCS durant depuis 6 mois à 66 ans, durée moyenne de 6 ans)

Posologie/Mode demploi

Asthme allergique

Posologie usuelle

Adultes et enfants à partir de 6 ans

La seringue préremplie Xolair de 300 mg nest pas destinée à être utilisée chez les patients de moins de 12 ans. La seringue préremplie Xolair de 75 mg, la seringue préremplie Xolair de 150 mg ou la poudre et le solvant pour solution injectable Xolair peuvent être utilisés chez les enfants âgés de 6 à 11 ans et souffrant dasthme allergique.

La dose et la fréquence dadministration appropriées de Xolair sont déterminées en fonction du taux sérique initial dimmunoglobuline E (IgE) (UI/ml), mesuré avant le début du traitement, et du poids corporel (kg). Avant la première administration, il est nécessaire de déterminer le taux dIgE du patient à laide dun test dIgE sérique total disponible sur le marché, en vue de déterminer la dose de Xolair. Sur la base de ces mesures, 75 à 600 mg de Xolair sont nécessaires en 1 à 4 injections par administration.

Chez les patients dont le taux dIgE est inférieur à 76 UI/ml, le bénéfice était moins probable (voir «Pharmacodynamique»). Avant le début du traitement, le médecin prescripteur doit sassurer que les patients dont le taux dIgE est inférieur à 76 UI/ml présentent une réactivité in vitro claire (RAST) à un allergène perannuel.

Voir le tableau 1 pour le schéma de conversion et les tableaux 2 et 3 pour la détermination de la dose.

Les patients dont les taux dIgE de base ou le poids corporel en kilogrammes dépassent des limites des tableaux de dose (≤ 20 ou > 150 kg de poids corporel) ne doivent pas être traités par Xolair.

Tableau 1: Conversion de la dose en nombre de seringues préremplies, en nombre dinjections et en volume total injecté par administration

Dose (mg)

Nombre de seringues préremplies

Nombre dinjections

Volume total

injecté (ml)

75 mga

150 mgb

300 mgc,*

75

1

0

0

1

0.5

150

0

1

0

1

1.0

225

1

1

0

2

1.5

300

0

0

1

1

2.0

375

1

0

1

2

2.5

450

0

1

1

2

3.0

600

0

0

2

2

4.0

 

a 0.5 ml = volume maximal par seringue préremplie (Xolair 75 mg).

b 1.0 ml = volume maximal par seringue préremplie (Xolair 150 mg).

c 2.0 ml = volume maximal par seringue préremplie (Xolair 300 mg).

*La seringue préremplie Xolair 300 mg et tous les dosages des stylos préremplis Xolair ne sont pas destinés à être utilisés par des patients de moins de 12 ans.

Ce tableau donne le nombre minimal dinjections pour les patients. Cependant, dautres combinaisons entre seringue et stylo sont également possibles pour obtenir la dose souhaitée.

Afin dassurer la traçabilité des médicaments biotechnologiques, il convient de documenter pour chaque traitement le nom commercial et le numéro de lot.

Durée du traitement

Dans les études cliniques sur lasthme allergique, une réduction des exacerbations de lasthme et de lutilisation dun traitement de secours ainsi quune amélioration des symptômes ont été observées au cours des 16 premières semaines de traitement. 16 semaines après le début du traitement par Xolair, lefficacité du traitement doit être évaluée par le médecin avant ladministration de nouvelles injections. La décision de poursuivre le traitement par Xolair doit être basée sur une amélioration significative du contrôle général de lasthme (voir «Pharmacodynamique»).

Larrêt du traitement entraîne généralement un retour à des taux élevés dIgE libres et des symptômes associés.

Adaptation posologique

Les taux dIgE totales sont élevés pendant le traitement et restent élevés jusquà un an après larrêt du traitement. Par conséquent, une nouvelle mesure des taux dIgE pendant le traitement par Xolair ne peut pas être utilisée pour ré-estimer la dose de Xolair. Par conséquent, la détermination de la dose après une interruption de moins de 1 an doit être basée sur les taux sériques dIgE mesurés lors de la détermination de la dose initiale (voir «Propriétés/Effets»). Les taux dIgE totales ne doivent être réévalués pour la détermination de la dose que si le traitement par Xolair a été interrompu pendant un an ou plus.

La posologie doit être ajustée en cas de modification significative du poids corporel (voir Tableaux 2 et 3).

Tableau 2: ADMINISTRATION TOUTES LES 4 SEMAINES Asthme allergique et polypes nasaux. Dose de Xolair (mg par dose) administrée par voie sous-cutanée toutes les 4 semaines

 

Poids corporel (kg)

Valeur IgE initiale (UI/ml)

>2025

2530

3040

4050

5060

6070

7080

8090

90125

125150

≥ 30–100

75

75

75

150

150

150

150

150

300

300

100–200

150

150

150

300

300

300

300

300

450

600

200–300

150

150

225

300

300

450

450

450

600

 

300–400

225

225

300

450

450

450

600

600

 

 

400–500

225

300

450

450

600

600

 

 

 

 

500–600

300

300

450

600

600

 

 

 

 

 

600–700

300

 

450

600

 

ADMINISTRATION TOUTES LES

2 SEMAINES

VOIR TABLEAU 3

 

Tableau 3: ADMINISTRATION TOUTES LES 2 SEMAINES. Asthme allergique et polypes nasaux. Dose de Xolair (mg par dose) administrée par voie sous-cutanée toutes les 2 semaines

 

Poids corporel (kg)

Valeur IgE initiale (UI/ml)

2025

2530

3040

4050

5060

6070

7080

8090

90125

125150

≥ 30–100

ADMINISTRATION TOUTES LES 4 SEMAINES, VOIR TABLEAU 2

 

 

 

 

 

100–200

 

 

 

 

 

200–300

 

 

 

 

 

 

 

 

 

375

300–400

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

400–500

 

 

 

 

 

 

375

375

 

 

500–600

 

 

 

 

 

375

– Données insuffisantes pour recommander une posologie

600–700

 

225

 

 

375

 

La dose maximale recommandée est de 375 mg domalizumab toutes les 2 semaines.

Urticaire chronique spontanée (UCS)

Posologie usuelle

La dose initiale recommandée est de 300 mg sous forme dinjections sous-cutanées toutes les 4 semaines. La plupart des patients qui répondent au traitement présentent une amélioration dans les 4 semaines suivant la première dose. Chez les patients qui ne répondent que partiellement au premier traitement, une amélioration supplémentaire des symptômes est possible en poursuivant le traitement.

Lexpérience issue des essais cliniques dans cette indication pour une durée de traitement supérieure à 6 mois est limitée.

Le médecin traitant doit régulièrement vérifier la nécessité de poursuivre le traitement.

Les données cliniques montrent que certains patients traités par Xolair 150 mg toutes les 4 semaines peuvent atteindre un contrôle de leurs symptômes. Par conséquent, chez les patients qui, sous Xolair 300 mg en association avec un anthihistaminique H1, sont exempts de démangeaisons et durticaire, on peut essayer de réduire la dose à 150 mg toutes les quatre semaines.

Polypes nasaux (à partir de 18 ans)

Dans les études pivots portant sur les polypes nasaux, le même schéma posologique en fonction des IgE et du poids chez les patients âgés de 18 ans et plus et pesant entre 30 et 150 kg a été utilisé que celui décrit pour lasthme allergique pour démontrer lefficacité. Le schéma posologique recommandé pour le traitement de lurticaire chronique spontanée na pas été étudié pour le traitement de la polypose. Par conséquent, chez les patients atteints de polypes nasaux (âgés de 18 ans et plus et pesant de 30 kg à 150 kg), la même posologie en fonction des IgE et du poids que chez les patients souffrant dasthme allergique est recommandée (voir ci-dessus).

Instructions posologiques particulières

Patients présentant des troubles de la fonction hépatique et des troubles de la fonction rénale

Il nexiste pas détude évaluant leffet de linsuffisance hépatique ou rénale sur la pharmacocinétique de Xolair. La clairance de lomalizumab étant déterminée par le système réticulo-endothélial (SRE) aux doses cliniques, il est peu probable quelle soit altérée par un dysfonctionnement hépatique ou rénal. Bien quaucun ajustement posologique ne soit recommandé, Xolair doit être utilisé avec prudence chez ces patients (voir «Mises en garde et précautions»).

Patients âgés

Les données sur lutilisation de Xolair chez les patients âgés de 65 ans et plus sont limitées. Cependant, rien nindique quune posologie différente soit nécessaire chez les patients âgés par rapport aux patients adultes plus jeunes.

Enfants et adolescents

Dans lasthme allergique, la sécurité et lefficacité nont pas été établies chez les patients de moins de 6 ans. Par conséquent, lutilisation de Xolair nest pas recommandée chez ces patients. La seringue préremplie Xolair de 300 mg nest pas destinée à être utilisée chez les patients de moins de 12 ans (voir «Posologie usuelle Adultes et enfants âgés de 6 ans et plus»).

En cas de polypes nasaux, la sécurité et lefficacité nont pas été établies chez les patients de moins de 18 ans.

Urticaire chronique spontanée (UCS)

La sécurité et lefficacité nont pas été établies chez les patients de moins de 12 ans. Par conséquent, lutilisation de Xolair nest pas recommandée chez ces patients.

Mode dadministration

Voie sous-cutanée uniquement. Ne pas administrer par voie intraveineuse ou intramusculaire.

Les injections sont administrées par voie sous-cutanée dans la partie supérieure du bras, dans la région deltoïde. Si ladministration dans la région deltoïde nest pas possible pour une raison quelconque, les injections peuvent être administrées dans la cuisse.

Les patients qui nont pas dantécédents connus danaphylaxie peuvent sinjecter eux-mêmes Xolair ou faire faire linjection par un soignant à partir de la quatrième dose, si le médecin le juge approprié (voir «Mises en garde et précautions»). Le patient ou le soignant doit être formé à la technique dinjection correcte et à la détection des signes et symptômes précoces de réactions allergiques sévères.

Les patients ou les soignants doivent être informés quils doivent injecter la totalité du contenu de la seringue préremplie Xolair conformément aux instructions de la notice.

Contre-indications

Hypersensibilité au principe actif ou à lun des excipients.

Mises en garde et précautions

Réactions allergiques, anaphylaxie

Des réactions allergiques locales ou systémiques, incluant une anaphylaxie mettant en jeu le pronostic vital et un choc anaphylactique, peuvent survenir lors de lutilisation de lomalizumab. Ils peuvent également survenir après une période de traitement plus longue. La plupart de ces réactions sont survenues dans les 2 heures suivant la première injection et les injections suivantes de Xolair, mais certaines sont survenues plus de 2 heures et même plus de 24 heures après linjection. La plupart des réactions anaphylactiques sont survenues lors des 3 premières administrations de Xolair. Les 3 premières administrations doivent donc être réalisées par un professionnel de santé ou sous la surveillance de celui-ci. Des antécédents danaphylaxie non liés à lomalizumab peuvent constituer un facteur de risque danaphylaxie suite à ladministration de Xolair. Par conséquent, Xolair doit être administré par un professionnel de santé à des patients ayant des antécédents connus danaphylaxie. De plus, des médicaments pour le traitement dune réaction anaphylactique après ladministration de Xolair doivent toujours être immédiatement disponibles. Les patients doivent être informés que de telles réactions sont possibles et quun traitement médical immédiat est nécessaire en cas de réaction allergique. En cas de réactions sévères, le traitement par Xolair doit être arrêté immédiatement (voir «Effets indésirables»).

Une maladie sérique et des symptômes de type maladie sérique, qui sont des réactions allergiques de type III retardées, ont été rarement observés chez des patients traités par des anticorps monoclonaux humanisés, dont lomalizumab. Le début est survenu généralement 1 à 5 jours après la première injection ou une injection ultérieure, même après une longue durée de traitement. Les symptômes évocateurs dune maladie sérique comprennent larthrite/arthralgie, le rash (urticaire ou autres formes), la fièvre et la lymphadénopathie. Les antihistaminiques et les corticoïdes peuvent être utiles pour prévenir ou traiter cette maladie. Les patients doivent être informés de la nécessité de signaler les symptômes suspects.

Syndrome de Churg-Strauss et syndrome hyperéosinophilique

Les patients présentant un asthme allergique sévère peuvent rarement présenter un syndrome hyperéosinophilique systémique ou une vascularite granulomateuse à éosinophiles allergique (syndrome de Churg-Strauss, granulomatose éosinophilique avec polyangéite), les deux étant généralement traités par des corticostéroïdes systémiques.

Immunogénicité

Dans de rares cas, les patients peuvent développer des anticorps contre lomalizumab, comme cela est possible avec tous les anticorps humanisés issus de lADN recombinant.

De faibles titres danticorps anti-Xolair ont été détectés chez environ 1 patient sur 1843 (< 0.1%) traités par Xolair. Ces données reflètent le pourcentage de patients dont les résultats de test ont été considérés comme positifs à laide dun dosage ELISA pour la recherche danticorps contre Xolair et dépendent fortement de la sensibilité et de la spécificité du dosage. De plus, lincidence observée des réactions positives pour les anticorps lors du dosage peut être influencée par divers facteurs tels que la manipulation des échantillons, le moment du prélèvement des échantillons, dautres médicaments concomitants et dautres maladies présentes. Par conséquent, la comparaison de lincidence des anticorps anti-Xolair avec celle des anticorps vis-à-vis dautres produits peut induire en erreur.

Affections cérébrovasculaires

Dans les études cliniques contrôlées menées chez des adultes et des adolescents âgés de 12 ans et plus, des événements cérébrovasculaires incluant une attaque ischémique transitoire et un accident vasculaire cérébral ischémique ont été observés plus fréquemment chez les patients traités par Xolair que dans le groupe de contrôle (cf. «Effets indésirables»).

Infections parasitaires (helminthiases)

Les IgE peuvent être impliquées dans la réponse immunologique à certaines infestations par les helminthes. Une étude a été menée au Brésil dans laquelle des patients vivant dans une région à haut risque dinfestations par des helminthes ont été traités pendant 1 an par lomalizumab. 53% (36/68) des patients traités par lomalizumab et 42% (29/69) des patients traités par placebo ont présenté une herlminthiase diagnostiquée par examen des selles. La différence entre les deux groupes pour ce qui est des helminthiases nest pas satistiquement significative. Lévolution, la sévérité de la maladie et la réponse au traitement de linfection nont pas été modifiées. Le taux dhelminthiase dans le programme clinique, qui nétait pas conçu pour détecter de telles maladies, a été inférieur à 1 cas pour 1000 patients. Cependant, la prudence est recommandée chez les patients à haut risque dhelminthiase, en particulier lorsquils voyagent dans des zones endémiques. Si les patients ne répondent pas au traitement anti-helminthique recommandé, larrêt du traitement par Xolair doit être envisagé.

Tumeurs malignes

Au cours des premières études cliniques, un déséquilibre numérique concernant le cancer a été observé dans le groupe avec traitement actif par rapport au groupe témoin. Les différents types de tumeurs, la durée relativement courte du traitement et létat clinique individuel font quun lien de causalité semble peu probable. Lincidence globale des tumeurs malignes dans le programme de développement clinique de Xolair était comparable à celle rapportée dans la population générale. Des études ultérieures ont montré que le risque relatif de tumeurs malignes nest pas augmenté sous Xolair. Cependant, en létat actuel des données, on ne peut pas exclure totalement la possibilité dun léger déséquilibre (voir «Effets indésirables»).

Généralités

Xolair nest pas indiqué dans le traitement des exacerbations aiguës de lasthme, du bronchospasme aigu ou de létat de mal asthmatique.

Xolair na pas été étudié chez les patients présentant un syndrome dhyper-immunoglobuline E, une aspergillose bronchopulmonaire allergique ou dans la prévention des réactions allergiques.

Xolair na pas été suffisamment étudié en cas de dermatite atopique, de rhinite allergique ou dallergie alimentaire.

Le traitement par Xolair na pas été étudié chez les patients présentant une maladie auto-immune, une maladie à complexes immuns ou une insuffisance rénale ou hépatique préexistante. La prudence est recommandée lorsque Xolair est utilisé chez ces patients.

Larrêt brutal des corticostéroïdes systémiques ou inhalés en cas dasthme allergique ou de polypes nasaux nest pas recommandé après linstauration du traitement par Xolair. La réduction des corticoïdes doit être effectuée sous surveillance médicale et doit être progressive si nécessaire.

Interactions

Les enzymes du cytochrome P450, les pompes à efflux et les mécanismes de liaison aux protéines ninterviennent pas dans la clairance de lomalizumab; le risque dinteractions médicamenteuses est donc faible. Aucune étude spéciale dinteraction avec des médicaments ou des vaccins na été effectuée avec Xolair. Dun point de vue pharmacologique, il ny a pas de raison de sattendre à une interaction entre les médicaments habituellement prescrits dans le traitement de lasthme, des polypes nasaux ou de lurticaire chronique spontanée (UCS) et lomalizumab.

Asthme allergique

Dans les études cliniques, Xolair a été généralement utilisé en association avec des corticostéroïdes inhalés ou oraux, des bêta-agonistes inhalés à courte ou à longue durée daction, des antagonistes des récepteurs des leucotriènes, des théophyllines et des antihistaminiques oraux. Il na pas été mis en évidence de modification de la sécurité de Xolair par ces autres médicaments généralement utilisés pour lasthme.

Lefficacité du traitement par Xolair associé à une immunothérapie spécifique na pas été établie.

Polypes nasaux

Lors des études cliniques, Xolair a été utilisé en association avec de la mométasone en pulvérisation nasale conformément au protocole. Les autres médicaments concomitants fréquemment utilisés comprenaient dautres corticoïdes intranasaux, des bronchodilatateurs, des antihistaminiques, des antagonistes des récepteurs des leucotriènes, des agonistes adrénergiques/sympathomimétiques et des anesthésiques locaux administrés par voie intranasale. Il na pas été mis en évidence daltération de la sécurité de Xolair lors de ladministration concomitante de ces autres médicaments fréquemment utilisés en cas de polypes nasaux.

Urticaire chronique spontanée (UCS)

Dans les études cliniques pourtant sur lUCS, Xolair a été utilisé en association avec des antihistaminiques (anti-H1, anti-H2) et des antagonistes des récepteurs des leucotriènes (ARLT). Dans les études de phase III Q4881g et Q4882g, tous les patients ont reçu des antihistaminiques H1 en association à Xolair ou au placebo. Dans létude de phase III Q4883g, tous les patients ont reçu un ou plusieurs antihistaminiques H1 et/ou antihistaminiques H2 et/ou ARLT en association à Xolair ou au placebo. Il na pas été mis en évidence de modification de la sécurité de lomalizumab par rapport à son profil de sécurité connu pour lasthme allergique lors de ladministration concomitante avec ces médicaments. De plus, une analyse pharmacocinétique de population na montré aucune influence significative des antihistaminiques H2 et des ARLT sur la pharmacocinétique de lomalizumab (voir «Propriétés/Effets»).

Grossesse, Allaitement

Grossesse

Il nexiste pas détudes cliniques bien contrôlées portant sur Xolair chez la femme enceinte. Une étude prospective de registre de grossesses (EXPECT) menée chez 250 femmes enceintes asthmatiques traitées par Xolair a montré que la prévalence des malformations congénitales pertinentes était comparable entre les patientes traitées par Xolair (EXPECT) et les patientes asthmatiques (asthme modéré et sévère) nayant pas reçu Xolair (8.1% vs 8.9%). La proportion denfants présentant un poids à la naissance < 2.5 kg a été plus élevée sous Xolair (13.7% vs 9.8%), ce qui pourrait également être dû à des différences de sévérité de lasthme. Dans lensemble, le risque de malformations congénitales ne peut pas être évalué de manière définitive sur la base de cette étude en raison de restrictions méthodologiques, y compris un plan non randomisé de létude et les éventuelles différences entre la population du registre et le groupe de comparaison (voir «Efficacité clinique»).

On sait que les IgG traversent la barrière placentaire. Les études effectuées chez lanimal nont révélé aucune toxicité sur la reproduction (voir «Données précliniques»).

Risque associé à la maladie pour la mère et/ou lembryon/le fœtus:

Il existe des preuves que, chez les femmes présentant un asthme mal ou modérément contrôlé, le risque de prééclampsie de la mère et daccouchement prématuré, de faible poids à la naissance et de faible taille du nouveau-né par rapport à lâge gestationnel est augmenté. Cest pourquoi les femmes enceintes asthmatiques doivent faire lobjet dune surveillance étroite et le traitement doit être ajusté, si nécessaire, afin de maintenir un contrôle optimal de lasthme.

Allaitement

Bien que la présence domalizumab dans le lait maternel nait pas été étudiée après ladministration de Xolair, les IgG passent dans le lait maternel et on peut en conclure que lomalizumab sera présent dans le lait maternel. La fréquence des infections observées chez les nourrissons dans létude EXPECT a été évaluée comme une mesure indirecte du développement du système immunitaire après exposition pendant la grossesse ou par lallaitement. La majorité des nourrissons dans la population danalyse principale (77.5%, 186/240) ont été allaités.

Des événements indésirables graves (EIG) classés comme «infections et infestations» ont été observés chez 11.4% (5/44) des nourrissons non allaités, 10.4% (16/154) des nourrissons exposés à Xolair par lallaitement et 12.5% (4/32) des nourrissons allaités sans exposition à Xolair. Létude présente des limites méthodologiques, y compris une conception non randomisée de létude.

Les bénéfices de lallaitement pour le développement et la santé du nourrisson doivent être évalués en tenant compte de la nécessité clinique pour la mère de prendre Xolair et des éventuels effets indésirables de lomalizumab ou de la maladie maternelle sous-jacente sur lenfant allaité.

Fertilité

Il nexiste pas de recommandation spécifique pour les femmes en âge de procréer.

Effet sur laptitude à la conduite et lutilisation de machines

Aucune étude correspondante na été effectuée.

Les patients traités par lomalizumab doivent être informés que, sils présentent des vertiges, une fatigue, des syncopes ou une somnolence, ils ne doivent pas conduire de véhicules ni utiliser des machines.

Effets indésirables

Fréquences

«Très fréquent» (≥ 1/10); «fréquent» (≥ 1/100, < 1/10); «occasionnel» (≥ 1/1000, < 1/100); «rare» (≥ 1/10 000, < 1/1000); «très rare» (< 1/10 000).

Asthme allergique

Dans les essais cliniques menés chez des adultes et des adolescents âgés de 12 ans et plus, les effets indésirables les plus fréquemment observés ont été des céphalées et des réactions au site dinjection, incluant douleur au site dinjection, gonflement, érythème et prurit. Dans les essais cliniques menés chez des patients âgés de 6 ans à moins de 12 ans, les effets indésirables les plus fréquemment observés ont été des céphalées, une pyrexie et des douleurs abdominales hautes. Dans la plupart des cas, ils ont été dintensité légère à modérée.

Effets indésirables observés dans les études cliniques sur lasthme allergique

Infections et infestations

Occasionnel: Pharyngite.

Rares: Infection parasitaire.

Affections du système immunitaire

Rares: Réactions anaphylactiques et autres réactions allergiques telles que maladie sérique, symptômes pseudo-grippaux tels que fièvre, douleurs articulaires, malaise. Développement danticorps anti-médicament.

Affections du système nerveux

Fréquent: Céphalées**.

Occasionnel: Vertige, envie de dormir, paresthésie, syncope.

Affections vasculaires

Occasionnel: Hypotension orthostatique, bouffées vasomotrices.

Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales

Occasionnel: Toux, bronchospasme allergique.

Rare: Œdème du larynx.

Affections gastro-intestinales

Fréquent: Douleur abdominale haute*.

Occasionnel: Nausées, diarrhée, dyspepsie.

Affections de la peau et du tissu sous-cutané

Occasionnel: Urticaire, rash, prurit, photosensibilité.

Rare: Angiœdème.

Troubles généraux et anomalies au site dadministration

Très fréquent: Pyrexie*.

Fréquent: Douleur, érythème, prurit, gonflement.

Occasionnel: Gain pondéral, fatigue, gonflement des bras, symptômes pseudo-grippaux.

Dans une étude en ouvert chez des adultes sains comparant le stylo prérempli de 300 mg/2 ml à la seringue préremplie de 300 mg/2 ml, des réactions au site dinjection (par exemple induration, douleur, érythème, saignement, gonflement, gêne, ecchymose, hypoesthésie, œdème, prurit) ont été observées chez 24% (16/66) des adultes traités avec le stylo prérempli versus 14% (9/64) des adultes traités avec la seringue préremplie.

Les fréquences des effets indésirables ont été similaires dans le groupe traité et dans le groupe témoin.

* chez les enfants âgés de 6 ans à < 12 ans

** très fréquents chez les enfants âgés de 6 ans à < 12 ans

Polypes nasaux

Résumé du profil de sécurité

Les données présentées ci-dessous sont issues de deux études contrôlées par placebo menées chez des patients âgés de 18 ans et plus. Dans ces études, les patients ont reçu soit Xolair 150 à 600 mg toutes les 2 ou 4 semaines, soit un placebo. Tous les patients ont reçu de la mométasone en traitement de fond par voie intranasale; le profil de sécurité chez les patients présentant des polypes nasaux et chez les patients atteints dasthme allergique et dUCS étaient concordants. Les effets indésirables les plus fréquemment rapportés (> 3%), plus fréquents quavec le placebo, sont présentés dans le Tableau 4.

Le tableau 4 présente les effets indésirables survenus au cours des études cliniques dans lensemble de la population présentant des polypes nasaux traitée par Xolair, par classe dorgane et par fréquence. Les catégories de fréquence sont définies comme suit: très fréquent (≥ 1/10), fréquent (≥ 1/100 à < 1/10), occasionnel (≥ 1/1000 à < 1/100); rare (≥ 1/10 000 à < 1/1000) et très rare (< 1/10 000).

Tableau 4: Effets indésirables observés dans les études cliniques menées chez des patients atteints de polypes nasaux

Effets indésirables

(désignés par le terme préféré MedDRA)

Études de lomalizumab en cas de polypes nasaux 1 et 2

groupées

Catégorie de fréquence

Placebo

N = 130

Omalizumab

N = 135

Affections du système nerveux

Céphalées

7 (5.4%)

11 (8.1%)

Fréquent

Sensation vertigineuse

1 (0.8%)

4 (3.0%)

Fréquent

Affections musculosquelettiques et du tissu conjonctif

Arthralgie

2 (1.5%)

4 (3.0%)

Fréquent

Affections gastro-intestinales

Douleur abdominale

1 (0.8%)

4 (3.0%)

Fréquent

Troubles généraux et anomalies au site dadministration

Réactions au site dinjection (réactions au site dinjection, réaction liée à linjection, douleur au site dinjection)

2 (1.5%)

7 (5.2%)

Fréquent

Urticaire chronique spontanée (UCS)

Résumé du profil de sécurité

La sécurité et la tolérance de lomalizumab aux doses de 75 mg, 150 mg et 300 mg toutes les 4 semaines ont été évaluées chez 975 patients atteints dUCS, dont 242 ont reçu un placebo. 733 patients ont été traités par lomalizumab pendant un maximum de 12 semaines et 490 patients pendant un maximum de 24 semaines. Respectivement 175 et 412 patients ont été traités pendant jusquà 12 semaines et 87 et 333 patients pendant jusquà 24 semaines aux doses recommandées de 150 mg ou 300 mg.

Les effets indésirables les plus fréquemment rapportés dans les études cliniques chez les patients adultes et adolescents (âgés de 12 ans et plus) étaient des céphalées et des rhinopharyngites.

Tableau 5: Tableau récapitulatif des effets indésirables issus des études de phase III groupées portant sur les doses recommandées de 150 mg et 300 mg (du jour 1 à la semaine 12)

Effets indésirables
(MedDRA)

Études groupées de lomalizumab Q4881g, Q4882g et Q4883g

Fréquences

Placebo

N = 242

150 mg

N = 175

300 mg

N = 412

 

Infections et infestations

Rhinopharyngite

17 (7.0%)

16 (9.1%)

27 (6.6%)

Fréquent

Sinusite

5 (2.1%)

2 (1.1%)

20 (4.9%)

Fréquent

Inflammation virale des voies respiratoires hautes

0

4 (2.3%)

2 (0.5%)

Fréquent

Affections du système nerveux

Céphalées

7 (2.9%)

21 (12.0%)

25 (6.1%)

Très fréquent

Affections musculosquelettiques et du tissu conjonctif

Douleurs articulaires

1 (0.4%)

5 (2.9%)

12 (2.9%)

Fréquent

Autres événements rapportés à tout moment pendant la période de traitement du jour 1 à la semaine 24 (études Q4881g et Q4883g) et répondant aux critères deffets indésirables:

Infections et infestations: Infections des voies aériennes supérieures (placebo 3.1%, 150 mg 3.4%, 300 mg 5.7%), infections des voies urinaires (placebo 1.8%, 150 mg 4.6%, 300 mg 2.4%)

Affections du système nerveux: Céphalées sinusales (placebo 0%, 150 mg 2.3%, 300 mg 0.3%)

Affections musculosquelettiques et du tissu conjonctif: Myalgie (placebo 0%, 150 mg 2.3%, 300 mg 0.9%), douleur dans les membres (placebo 0%, 150 mg 3.4%, 300 mg 0.9%), douleurs musculo-squelettiques (placebo 0%, 150 mg 2.3%, 300 mg 0.9%)

Troubles généraux et anomalies au site dadministration: Fièvre (placebo 1.2%, 150 mg 3.4%, 300 mg 0.9%); dans les études, des réactions au site dinjection sont survenues plus fréquemment chez les patients traités par lomalizumab que chez les patients sous placebo (2.7% sous 300 mg, 0.6% sous 150 mg, 0.8% sous placebo). Ces réactions ont inclus: Gonflement, érythème, douleurs, ecchymose, démangeaisons, hémorragie et urticaire.

Dans une étude dune durée de 48 semaines, 81 patients atteints dUCS ont reçu 300 mg domalizumab toutes les 4 semaines (voir «Efficacité clinique – UCS»). Le profil de sécurité en cas dutilisation à long terme était similaire à celui observé dans les études portant sur lUCS et dune durée de 24 semaines.

Effets indésirables après commercialisation

Les réactions suivantes ont été principalement identifiées grâce à des déclarations spontanées:

Système immunitaire: Des cas danaphylaxie et de réactions anaphylactoïdes ont été rapportés aussi bien après ladministration initiale quaprès des administrations ultérieures (voir «Mises en garde et précautions»). Maladie sérique (voir «Mises en garde et précautions»).

Peau: Alopécie.

Sang et système lymphatique: Thrombopénie idiopathique sévère.

Organes respiratoires: Syndrome de Churg-Strauss (granulomatose éosinophilique avec polyangéite).

Système musculo-squelettique: Arthralgies, myalgie, tuméfaction articulaire.

Description de certains effets indésirables

Thrombopénie

Dans les essais cliniques, quelques patients ont présenté des taux de plaquettes en dessous de la limite inférieure de la normale. Aucune de ces modifications na été associée à des saignements ni à une diminution de lhémoglobine. Il ny a pas de signe dune diminution persistante du taux de plaquettes chez lhomme (patients âgés de plus de 6 ans) comme cela a été observé chez les singes primates (voir «Données précliniques»). Des cas de thrombopénie ont été rapportés depuis la commercialisation.

Infections parasitaires

Chez les patients allergiques présentant une tendance chronique aux helminthiases, une étude contrôlée par placebo a montré une légère augmentation du taux dinfection sous omalizumab. Lévolution et la sévérité de linfection, ainsi que la réponse au traitement nont pas été modifiées (voir «Mises en garde et précautions»).

Tumeurs malignes

Au cours des premières études cliniques, chez des adultes et des adolescents âgés de 12 ans et plus, un déséquilibre numérique concernant le cancer a été observé dans les groupes avec traitement actif par rapport aux groupes de contrôle. Les cas de cancer ont été occasionnels (< 1/100) dans les groupes de contrôle comme dans les groupes avec traitement actif. Dans une étude observationnelle ultérieure de 5 ans, comparant 5007 patients traités par Xolair et 2829 patients non traités par Xolair, le risque relatif de survenue de tumeurs malignes nest pas augmenté sous Xolair. Le taux dincidence de tumeurs malignes primitives pour 1000 années-patients a été respectivement de 16.01 (295/18 426 années-patients) et de 19.07 (190/9963 années-patients), soit un rapport de fréquence de 0.84 (intervalle de confiance à 95%, 0.621.13). Dans une analyse prospective détudes cliniques randomisées, en double aveugle, contrôlées contre placebo, menées chez 4254 patients traités par Xolair et 3178 patients traités par placebo, le traitement par Xolair na pas été associé à une augmentation du risque de malignité sur la base des taux dincidence pour 1000 années-patients de 4.14 (14/3382 années-patients) chez les patients traités par Xolair et de 4.45 (11/2474 années-patients) chez les patients du groupe placebo (rapport des fréquences 0.93, intervalle de confiance à 95% 0.392.27). Cependant, en létat actuel des données, on ne peut pas pas exclure totalement la possibilité dun léger déséquilibre.

Le taux dincidence global de tumeurs malignes observé au cours des études sur Xolair chez des adultes et des adolescents âgés de 12 ans et plus a été comparable à celui observé dans la population générale.

Dans les études ultérieures, le risque relatif de tumeurs malignes na pas augmenté dans le groupe traité par Xolair (voir«Mises en garde et précautions»).

Evénements thromboemboliques artériels (ETA)

Un déséquilibre numérique des ETA a été observé au cours dessais cliniques contrôlés et danalyses intermédiaires dune étude observationnelle. Les ETA incluaient les accidents vasculaires cérébraux, les accidents ischémiques transitoires, linfarctus myocardique, langor instable et les décès de cause cardiovasculaire (incluant décès dorigine inconnue). Dans lanalyse finale de létude observationnelle, le taux dETA pour 1000 années-patients était de 7.52 (115/15 286 années-patients) chez les patients traités par Xolair et de 5.12 (51/9963 années-patients) chez les patients du groupe de contrôle. Dans une analyse multivariée corrigée selon les facteurs de risque cardiovasculaires présents à linclusion, le hazard ratio était de 1.32 (intervalle de confiance à 95%: 0.911.91).

Dans une analyse prospective détudes cliniques groupées incluant toutes les études cliniques randomisées en double aveugle contrôlées par placebo dune durée minimale de 8 semaines, le taux dETA pour 1000 années-patients a été de 2.69 (5/1856 années-patients) chez les patients traités par Xolair et de 2.38 (4/1680 années-patients) chez les patients du groupe placebo (rapport des fréquences de 1.13, intervalle de confiance à 95% de 0.24 à 5.71).

Données de laboratoire

Après administration de Xolair, les taux sériques dIgE totales ont augmenté en raison de la formation de complexes Xolair-IgE (voir «Pharmacocinétique» et «Posologie/Mode demploi»).

Lannonce deffets secondaires présumés après lautorisation est dune grande importance. Elle permet un suivi continu du rapport bénéfice-risque du médicament. Les professionnels de santé sont tenus de déclarer toute suspicion deffet secondaire nouveau ou grave via le portail dannonce en ligne ElViS (Electronic Vigilance System). Vous trouverez des informations à ce sujet sur www.swissmedic.ch.

Surdosage

La dose maximale tolérée de Xolair na pas été déterminée. Des doses intraveineuses uniques allant jusquà 4000 mg ont été administrées à des patients sans signes de toxicité limitant la dose. La dose cumulée la plus élevée administrée à un patient était de 44 000 mg (sur une période de 20 semaines) sans effets indésirables aigus associés à cette dose.

Propriétés/Effets

Code ATC

R03DX05

Mécanisme daction

Lomalizumab est un anticorps monoclonal humanisé recombinant, qui se lie de manière sélective à limmunoglobuline E (IgE) humaine. Il sagit dun anticorps IgG1 kappa, avec un squelette humain, dont la région déterminant la complémentarité est dorigine murine et qui se lie aux IgE humaines.

Pharmacodynamique

Patients présentant un asthme allergique

En se liant aux IgE libres, lomalizumab empêche la liaison des IgE au récepteur FcεRI à haute affinité (récepteur à IgE à haute affinité). La quantité dIgE libre disponible pour déclencher la cascade allergique est réduite. Le traitement des patients atopiques par lomalizumab a réduit le nombre de récepteurs FcεRI présents sur les basophiles. De plus, la sécrétion dhistamine in vitro à partir de basophiles prélevés chez des patients traités par Xolair a été réduite denviron 90% après stimulation allergénique par rapport aux valeurs avant traitement.

Le traitement par Xolair entraîne une diminution du nombre déosinophiles dans le sang et les tissus et une diminution des médiateurs de linflammation. Parmi ceux-ci, il y a également des interleukines (IL-4, IL-5 et IL-13). Dans les études cliniques, les taux sériques dIgE libres ont été réduits de façon dose-dépendante dans lheure suivant la première dose et maintenus entre les doses.

La réduction moyenne des IgE libres était supérieure à 96% aux doses recommandées. Les taux sériques dIgE totales (cest-à-dire liées et non liées) ont augmenté après la première dose en raison de la formation de complexes omalizumab-IgE. Les complexes omalizumab-IgE ont une vitesse délimination plus faible que les IgE libres. 16 semaines après la première dose, le taux dIgE totales était 5 fois plus élevé que le taux avant traitement, avec des dosages standards utilisés pour la détermination. Après larrêt du traitement par Xolair, laugmentation des IgE totales et la réduction des IgE libres ont été réversibles sans effet rebond des IgE après élimination de lomalizumab. Des taux dIgE totales similaires à ceux observés avant le traitement nont pas été atteints dans lannée suivant larrêt du traitement par Xolair.

Les effets de lomalizumab sur les cellules B porteuses dIgE et sur la régulation à long terme de la synthèse des IgE spécifiques à lallergène ne sont pas clairement établis.

Patients atteints de polypes nasaux

Dans les études cliniques menées chez des patients atteints de polypes nasaux, le traitement par Xolair a entraîné une réduction des taux dIgE sériques libres et une augmentation des taux dIgE sériques totales, à linstar de ce qui a été observé chez les patients souffrant dasthme allergique.

Patients atteints durticaire chronique spontanée (UCS)

Il existe plusieurs théories de létiologie de lUCS, dont une qui adopte une origine auto-immune. Chez certains patients atteints dUCS, des anticorps auto-immuns dirigés contre les IgE et leur récepteur, le FcεRI, ont été isolés dans le sérum. Ces auto-anticorps peuvent activer les granulocytes basophiles ou mastocytes, déclenchant ainsi la libération dhistamine.

Une hypothèse sur le mécanisme daction de lomalizumab dans lUCS indique que lomalizumab réduit les taux dIgE libres dans le sang et donc dans la peau. Ceci entraîne une régulation négative des récepteurs de surface des IgE, ce qui réduit la transmission des signaux en aval via la voie de signalisation FcεRI, ce qui inhibe lactivation cellulaire et la réaction inflammatoire. Par conséquent, la fréquence et la sévérité des symptômes dUCS sont réduites. Une autre hypothèse est que la réduction des taux dIgE libres entraîne une désensibilisation rapide et non spécifique des mastocytes cutanés. La régulation négative du FcεRI pourrait aider à maintenir cette réaction.

Dans les études cliniques menées chez des patients atteints dUCS, le traitement par lomalizumab a entraîné une réduction dose-dependante du taux dIgE libres et une augmentation des taux dIgE totales dans le sérum, à linstar de ce qui a été observé chez les patients souffrant dasthme allergique. La suppression maximale des IgE libres a été observée 3 jours après la première dose sous-cutanée. Après administration de doses multiples toutes les 4 semaines, les taux sériques dIgE libres sont restés stables avant ladministration, entre les semaines 12 et 24 de traitement. Le taux sérique dIgE totales a augmenté après la première dose en raison de la formation de complexes omalizumab-IgE, dont la vitesse délimination est plus faible que celle des IgE libres. Après administration de doses répétées de 75 mg à 300 mg une fois toutes les 4 semaines, les taux sériques moyens dIgE totales avant ladministration et à la semaine 12 ont été deux à trois fois supérieurs à ceux observés avant le début du traitement et sont restés stables entre les semaines 12 et 24 de traitement. Après larrêt du traitement par Xolair, pendant une période de suivi sans traitement de 16 semaines, les taux dIgE libres ont augmenté alors que les taux dIgE totales diminuaient, les deux se rapprochant des valeurs avant traitement.

Efficacité clinique

Asthme allergique

Adultes et adolescents (≥ 12 ans)

Lefficacité et la sécurité demploi de Xolair ont été démontrées dans une étude pivot de 28 semaines contrôlée versus placebo (étude 5) chez 419 patients souffrant dasthme allergique sévère, âgés de 12 à 79 ans, présentant une insuffisance pulmonaire (volume expiré maximal par seconde: VEMS 4080%) et dont les symptômes répondaient mal au traitement par > 1000 µg de dipropionate de béclométhasone (ou équivalent) et agonistes bêta2 à longue durée daction. Les patients admis dans létude avaient eu plusieurs exacerbations de lasthme au cours de lannée précédente, nécessitant un traitement systémique par corticostéroïdes, avaient été hospitalisés ou avaient eu recours à un traitement durgence pour exacerbation de lasthme sévère malgré un traitement continu par des corticostéroïdes inhalés à forte dose et des agonistes bêta2 à longue durée daction. Xolair ou le placebo ont été administrés par voie sous-cutanée comme traitement dappoint à > 1000 µg de dipropionate de béclométhasone (ou équivalent) et agonistes bêta2 à longue durée daction. Les patients ont également reçu un traitement continu par corticostéroïdes oraux (22%), théophylline (27%) et antagonistes des leucotriènes (35%). Le traitement concomitant de lasthme na pas été modifié au cours de la période de traitement.

Le critère dévaluation principal est le taux dexacerbations de lasthme nécessitant un traitement aigu par corticostéroïdes systémiques. Lomalizumab a réduit le taux dexacerbations de lasthme de 19% (p = 0.153). Dautres analyses, qui ont montré une signification statistique (p = 0.05) en faveur de Xolair, ont inclus la réduction des exacerbations sévères (au cours desquelles la fonction pulmonaire du patient était réduite à moins de 60% de la meilleure valeur personnelle et nécessitait des corticostéroïdes systémiques) et la consultation dans un service durgences liée à lasthme (incluant hospitalisation, visites en ambulatoire et visites non programmées) et lamélioration de lévaluation globale par le médecin de lefficacité du traitement, de la qualité de vie liée à lasthme (AQL), des symptômes dasthme et de la fonction pulmonaire.

Dans une analyse de sous-groupes chez des patients ayant un taux dIgE de ≥ 76 UI/ml avant traitement, il est apparu plus probable que Xolair ait un bénéfice cliniquement significatif. Chez ces patients de létude 1, Xolair a réduit le nombre dexacerbations de lasthme de 40% (p = 0.002). De plus, dans le programme détude de Xolair dans lasthme sévère, un plus grand nombre de patients ont présenté une réponse cliniquement significative dans la population avec un taux dIgE totale ≥ 76 UI/ml (voir Tableau 6).

Lors de quatre autres grandes études contrôlées versus placebo, dune durée de 28 à 52 semaines, incluant 1722 patients adultes et adolescents (études 3, 4, 5, 6), lefficacité et la tolérance de Xolair ont été évaluées chez des patients atteints dasthme persistant grave. La plupart des patients nétaient pas suffisamment contrôlés, mais recevaient moins de médicaments concomitants pour lasthme que les patients de létude 1 ou 2. Les études 3 à 5 comprenaient les exacerbations comme critère dévaluation principal, alors que létude 6 a principalement déterminé léconomie de corticostéroïdes inhalés.

Létude 2 a démontré la sécurité et lefficacité de lomalizumab chez 312 patients atteints dasthme allergique sévère, correspondant à la population de létude 1. Dans cette étude en ouvert, le traitement par Xolair a entraîné une réduction de 61% du taux dexacerbations de lasthme cliniquement significatives par rapport au traitement actuel de lasthme seul.

Dans les études 3, 4 et 5, les patients traités par Xolair avaient respectivement une réduction du taux dexacerbations de lasthme de 37.5% (p = 0.027), 40.3% (p < 0.001) et 57.6% (p < 0.001) par rapport au placebo.

Dans létude 6, un nombre significativement plus élevé de patients atteints dasthme allergique sévère ont été capables de réduire leur dose de fluticasone à ≤ 500 µg/jour sans détérioration du contrôle de lasthme avec Xolair (60.3%) par rapport au groupe placebo (45.8%, p < 0.05).

Tableau 6: Résultats de létude

 

Population totale de létude

 

Xolair

N = 209

Placebo

N = 210

Exacerbations de lasthme

 

 

Fréquence pour 28 semaines

0.74

0.92

% de réduction, valeur p pour le rapport des fréquences

19.4%, p = 0.153

Exacerbations graves de lasthme

 

 

Fréquence pour 28 semaines

0.24

0.48

% de réduction, valeur p pour le rapport des fréquences

50.1%, p = 0.002

Visites aux urgences

 

 

Fréquence pour 28 semaines

0.24

0.43

% de réduction, valeur p pour le rapport des fréquences

43.9%, p = 0.038

Évaluation globale du médecin

 

 

% de répondeurs*

60.5%

42.8%

Valeur p**

0.001

Améliorations AQL***

 

 

% de patients avec une amélioration ≥ 0.5

60.8%

47.8%

Valeur p

0.008

* Amélioration notable ou contrôle complet

** Valeur p pour la distribution générale de lévaluation

*** Qualité de vie liée à lasthme

Enfants âgés de 6 à < 12 ans

Les données fondamentales de sécurité et defficacité de Xolair chez les patients âgés de 6 à < 12 ans proviennent dune étude multicentrique, randomisée, en double aveugle, contrôlée versus placebo (étude 7).

Létude 7 était une étude contrôlée versus placebo, menée sur un sous-groupe spécifique (N = 235) de patients selon lindication actuelle, traités par corticostéroïdes inhalés à haute dose (≥ 500 µg déquivalent fluticasone/jour) et par bêta-agonistes de longue durée daction.

Une exacerbation cliniquement significative a été définie comme une aggravation des symptômes de lasthme, évaluée cliniquement par linvestigateur, nécessitant un doublement de la dose initiale du corticostéroïde inhalé pendant au moins 3 jours et/ou un traitement durgence par corticostéroïde systémique (oral ou intraveineux) pendant au moins 3 jours.

Dans le sous-groupe spécifique de patients recevant de fortes doses de corticoïdes inhalés, le groupe omalizumab a présenté un taux dexacerbations de lasthme statistiquement significativement plus faible que le groupe placebo. Après 24 semaines, lanalyse des différences de taux pour les patients traités par omalizumab a montré lobtention dun taux inférieur de 34% (rapport des taux 0.662, p = 0.047) par rapport au placebo. Dans une deuxième période de traitement en double aveugle, dune durée de 28 semaines, lanalyse des différences de taux pour les patients traités par lomalizumab a montré lobtention dun taux inférieur de 63% (rapport des taux 0.37, p = 0.001) par rapport au placebo.

Au cours du traitement en double aveugle de 52 semaines (comprenant la phase de 24 semaines à dose constante de stéroïde et la phase de 28 semaines à dose adaptée de stéroïde), les différences de taux entre les groupes de traitement ont montré une diminution de 50% (rapport des taux de 0.504, p < 0.001) des exacerbations chez les patients traités par lomalizumab.

À la fin des 52 semaines de traitement, le groupe omalizumab a montré une diminution plus importante de lutilisation des bêta-agonistes comme traitement de secours que le groupe placebo, même si la différence entre les groupes de traitement nétait pas statistiquement significative. Dans lévaluation globale de lefficacité après 52 semaines de traitement en double aveugle, dans le sous-groupe de patients sévèrement malades recevant de fortes doses de corticostéroïdes inhalés et de bêta-agonistes à longue durée daction, la proportion de patients présentant un «excellent» résultat du traitement a été plus élevée dans le groupe omalizumab que dans le groupe placebo. La proportion de patients avec un résultat «modéré» ou «mauvais» était plus faible dans le groupe omalizumab que dans le groupe placebo. Les différences entre les groupes étaient statistiquement significatives (p < 0.001). Aucune différence na été observée entre le groupe omalizumab et le groupe placebo dans les évaluations subjectives par les patients de leur qualité de vie.

Polypes nasaux

La sécurité et lefficacité de Xolair ont été évaluées dans deux études cliniques randomisées, multicentriques, en double aveugle, contrôlées contre placebo (Etude 1, N = 138; Etude 2, N = 127) menées chez des patients atteints de rhinosinusite chronique et de polypes nasaux. Les patients ont reçu Xolair ou un placebo par voie sous-cutanée toutes les 2 ou 4 semaines, la dose et la fréquence dadministration étant données aux tableaux 7 et 8 (voir «Posologie/Administration»). De plus, tous les patients ont reçu un traitement de fond par mométasone intranasale pendant toute létude. Ni une intervention chirurgicale sinonasale antérieure, ni un traitement systémique antérieur par corticostéroïdes nétaient nécessaires à linclusion dans les études. Les participants ont reçu Xolair ou un placebo pendant 24 semaines, suivis dune période de suivi de 4 semaines sans traitement. Les données démographiques et les caractéristiques de référence, y compris les comorbidités allergiques, sont présentées dans le Tableau 7.

Tableau 7: Données démographiques et caractéristiques de référence dans les études sur les polypes nasaux

Paramètres

Étude sur les polypes nasaux 1

N = 138

Étude sur les polypes nasaux 2

N = 127

Âge moyen en années (ET)

51.0 (13.2)

50.1 (11.9)

% dhommes

63.8

65.4

Patients ayant utilisé des corticostéroïdes systémiques au cours de lannée précédente (%)

18.8

26.0

Score NPS endoscopique bilatéral moyen* (ET), intervalle: 0-8

6.2 (1.0)

6.3 (0.9)

Score moyen de congestion nasale (CN)* (ET), intervalle: 0-3

2.4 (0.6)

2.3 (0.7)

Score moyen de lodorat* (ET) Intervalle: 0-3

2.7 (0.7)

2.7 (0.7)

Moyenne du score total SNOT-22* (ET) Intervalle: 0-110

60.1 (17.7)

59.5 (19.3)

Taux moyen déosinophiles dans le sang (cellules/µl) (ET)

346.1 (284.1)

334.6 (187.6)

Moyenne des IgE totales en UI/ml (ET)

160.9 (139.6)

190.2 (200.5)

Asthme (%)

53.6

60.6

Léger (%)

37.8

32.5

Modéré (%)

58.1

58.4

Sévère (%)

4.1

9.1

Maladie respiratoire exacerbée par laspirine (%)

19.6

35.4

Rhinite allergique

43.5

42.5

ET = écart type; NPS = score de polypes nasaux; SNOT-22 = questionnaire de 22 questions sur limpact des symptômes sino-nasaux; IgE = immunoglobuline E; UI = unités internationales.

En ce qui concerne le NPS, le SCN et les scores olfactifs, le syndrome post-nasal et lécoulement nasal ainsi que le score SNOT-22, des valeurs plus élevées indiquent une plus grande sévérité de la maladie.

Les co-critères dévaluation principaux étaient le score bilatéral de polypes nasaux (NPS) et le score journalier moyen de congestion nasale (SCN) mesurés à la semaine 24. Le NPS a été déterminé par endoscopie à linclusion et aux échéances préalablement fixées (intervalle: 0 à 4 par narine) et à partir de ces valeurs, le NPS total a été calculé (intervalle: 0 = meilleure valeur à 8 = pire valeur). La congestion nasale a été évaluée quotidiennement à laide de léchelle SCN (intervalle: 0 = meilleure valeur à 3 = pire valeur). Les patients devaient avoir un NPS ≥ 5 et une moyenne hebdomadaire du SCN > 1 malgré lutilisation de mométasone par voie intranasale, avant la randomisation. Le NPS moyen à linclusion était équilibré entre les deux groupes de traitement dans les deux études.

Dans létude 1 et létude 2 des études sur les polypes nasaux, les patients traités par Xolair ont présenté une amélioration plus importante de manière statistiquement significative du NPS et du SCN hebdomadaire moyen à la semaine 24 par rapport à la valeur initiale que les patients ayant reçu un placebo (voir tableau 8).

Les améliorations plus importantes du NPS et du SCN dans le groupe Xolair par rapport au groupe placebo ont été observées dans les deux études dès la première évaluation à la semaine 4, comme le montre la Figure 1. À la semaine 4, la différence entre les valeurs de la moyenne des moindres carrés (LS) pour la variation par rapport à la valeur initiale du NPS dans le groupe Xolair par rapport au groupe placebo était de -0.92 (IC à 95%: -1.37, -0.48) dans létude 1 et -0.52 (IC à 95%: -0.94, -0.11) dans létude 2. Pour le SCN, la différence entre les valeurs de la moyenne des moindres carrés (LS) pour la variation par rapport à la valeur initiale à la semaine 4 dans le groupe Xolair par rapport au groupe placebo était de -0.25 (IC à 95%: -0.46, -0.04) dans létude 1 et de -0.26 (IC à 95%: -0.45, -0.07) dans létude 2. Cependant, les tests statistiques nétaient pas pré-spécifiés à ce stade.

Tableau 8: Variation du score de polypes nasaux et du score de congestion nasale moyen sur 7 jours à la semaine 24 par rapport à la valeur initiale dans les études sur les polypes nasaux 1 et 2

 

Étude sur les polypes nasaux 1

Étude sur les polypes nasaux 2

 

Placebo

Xolair

Placebo

Xolair

N

66

72

65

62

Score de polypes nasaux

 

 

 

 

Moyenne à linclusion

6.32

6.19

6.09

6.44

Valeur de la moyenne LS de la variation à la semaine 24 par rapport à linclusion

0.06

-1.08

-0.31

-0.90

Différence des moyennes LS

vs placebo

-1.14

-0.59

IC à 95% de la différence

-1.59, -0.69

-1.05, -0.12

Valeur p

0.0001

0.0140

Valeur moyenne du score journalier de congestion nasale sur 7 jours

 

 

 

 

Moyenne à linclusion

2.46

2.40

2.29

2.26

Valeur de la moyenne LS de la variation à la semaine 24 par rapport à linclusion

-0.35

-0.89

-0.20

-0.70

Différence des moyennes LS

vs placebo

-0.55

-0.50

IC à 95% de la différence

-0.84, -0.25

-0.80, -0.19

Valeur p

0.0004

0.0017

LS = moindres carrés (détermination de la valeur moyenne selon la méthode des moindres carrés)

Figure 1 Variation moyenne par rapport à linclusion du score de congestion nasale et du score de polypes nasaux par groupe de traitement dans les études sur les polypes nasaux 1 et 2

Une image contenant diagramme, ligne

Le contenu généré par l’IA peut être incorrect.

Un critère secondaire majeur était lévaluation de la variation du score total des symptômes nasaux (TNSS, total nasal symptom score) à la semaine 24 par rapport à linclusion. Le TNSS rapporté par le patient était un score correspondant à la somme de 4 scores de symptômes quotidiens équivalents pondérés. Il sagit de: SCN, score de lodorat, score de rhinorrhée postérieure et score de rhinorrhée antérieure. La fourchette pour le TNSS allait de 0 = meilleure valeur à 12 = plus mauvaise valeur. Une amélioration significative du TNSS quotidien moyen a été observée avec Xolair par rapport au placebo. La différence des moyennes LS pour la variation à la semaine 24 par rapport à la valeur initiale était de -1.91 point (IC à 95%: -2.85, -0.96; p = 0.0001) dans létude 1 et de -2.09 points (IC à 95%: -3.00, -1.18; p < 0.0001) dans létude 2.

Avec Xolair, on a observé une amélioration significative du score SNOT-22 (test dimpact des symptômes sino-nasaux), qui combine des questions liées aux symptômes sinonasaux, à la psychologie et à la qualité du sommeil. Le score SNOT-22 était compris entre 0 et 110 (0 = meilleure valeur, 110 = plus mauvaise valeur). La différence des moyennes LS pour la variation à la semaine 24 par rapport à la valeur initiale du score SNOT-22 dans le groupe Xolair comparativement au placebo était de -16.12 (IC à 95%: -21.86, -10.38; p < 0.0001) dans létude 1 et de -15.04 (IC à 95%: -21.26, -8.82; p < 0.0001) dans létude 2.

Une amélioration significative des scores UPSIT (test didentification dodeur de luniversité de Pennsylvanie) quotidiens moyens a de plus été observée sous Xolair par rapport au placebo. Le score UPSIT était compris entre 0 et 40 (0 = plus mauvaise valeur, 40 = meilleure valeur). La différence des moyennes LS pour la variation à la semaine 24 par rapport à la valeur initiale dans le groupe Xolair comparativement au placebo était de 3.81 points (IC à 95%: 1.38, 6.24; p = 0.0024) dans létude 1 et de 3.86 points (IC à 95%: 1.57, 6.15; p = 0.0011) dans létude 2.

Les effets sur les scores TNSS et SNOT-22 ont été observés dès la première évaluation à la semaine 4 dans les deux études. De plus, leffet sur le score UPSIT a été observé dès la première évaluation à la semaine 8 dans les deux études.

Dautres analyses de critères dévaluation secondaires portaient sur les évaluations du NPS et du SCN à la semaine 16. Une amélioration significative du NPS a été observée avec Xolair à la semaine 16 (0 = plus mauvaise valeur, 8 = meilleure valeur) par rapport au placebo. La différence des moyennes LS pour la variation à la semaine 16 par rapport à la valeur initiale dans le groupe Xolair comparativement au placebo était de -1.01 (IC à 95%: -1.43, -0.60; p < 0.0001) dans létude 1 et de ‑0.91 (IC à 95%: -1.39, -0.44; p = 0.0002) dans létude 2. Une amélioration significative du SCN a été observée à la semaine 16 avec Xolair par rapport au placebo (0 = meilleure valeur, 3 = plus mauvaise valeur). La différence des moyennes LS pour la variation du SCN quotidien moyen à la semaine 16 par rapport à la valeur initiale dans le groupe Xolair comparativement au placebo a été de -0.57 (IC à 95%: -0.83, -0.31; p < 0.0001) dans létude 1 et de -0.59 (IC à 95%: -0.87, -0.30; p < 0.0001) dans létude 2.

Urticaire chronique spontanée (UCS)

Le programme de développement clinique de phase III pour lUCS incluait trois études multicentriques, randomisées, en double aveugle, contrôlées contre placebo, à groupes parallèles: Q4881g, Q4882g et Q4883g.

Les études ont été menées chez des adultes et des adolescents (âgés de 12 ans et plus) atteints dUCS pendant ≥ 6 mois (6 mois à 66 ans, moyenne de 6 ans) présentant des poussées continues malgré des antihistaminiques aux doses maximales autorisées (score UAS 7 ≥ 16/42 pendant ≥ 8 jours consécutifs).

Les études Q4881g et Q4882g ont permis dévaluer lefficacité et la sécurité de ladministration de Xolair 75 mg, 150 mg ou 300 mg toutes les 4 semaines pendant 24 ou 12 semaines avec une période de suivi sans traitement de 16 semaines chez des patients (12 à 75 ans) atteints dUCS réfractaire malgré un traitement par antihistaminiques H1.

Létude Q4883g a permis dévaluer lefficacité et la sécurité de Xolair 300 mg administré toutes les 4 semaines pendant 24 semaines avec une période de suivi sans traitement de 16 semaines chez des patients (12 à 75 ans) atteints dUCS réfractaire malgré un traitement par antihistaminiques H1 et/ou H2 et/ou antagonistes des récepteurs des leucotriènes (ARLT).

Tableau 9

Critères dévaluation de lefficacité

Variation du score hebdomadaire de sévérité des démangeaisons (ISS, intervalle 0-21) à la semaine 12 par rapport à linclusion

Critère dévaluation principal dans les études Q4881g et Q4882g

Critère dévaluation secondaire dans létude de sécurité Q4883g

Délai avant obtention dune réponse DMI a (diminution ≥5 points par rapport à linclusion) du score ISS évalué chaque semaine jusquà la semaine 12

Critères dévaluation secondaires dans les trois études Q4881g, Q4882g et Q4883g

Variation du score dactivité de lurticaire mesuré sur une période de 7 jours (UAS7 b, intervalle 0-42) à la semaine 12 par rapport à linclusion

Proportion de patients avec un score dactivité de lurticaire mesuré sur une période de 7 jours ≤ 6 (UAS7 b 6) à la semaine 12

Proportion de patients avec un score dactivité de lurticaire mesuré sur une période de 7 jours = 0 (UAS7 b = 0) à la semaine 12c

Variation du score hebdomadaire du nombre de papules à la semaine 12 par rapport à linclusion

Variation du score total de lindice de qualité de vie dermatologique (DLQI) à la semaine 12 par rapport à linclusion

Proportion de patients ayant des jours sans angiœdème entre la semaine 4 et la semaine 12 d

a DMI: différence minimale importante (Minimally Important Difference)

b UAS7: composé de la sévérité du prurit et du nombre de papules; somme des scores mesurés sur 7 jours consécutifs

c Analyse post-hoc pour létude Q4882g

d La proportion moyenne de jours sans angiœdème entre la semaine 4 et la semaine 12 a été calculée pour lensemble de la population de létude, y compris les patients sans symptômes dangiœdème.

Dans les études Q4881g et Q4882g, la dose de 75 mg na atteint de manière constante ni le critère dévaluation principal de lefficacité (variation du score hebdomadaire de sévérité des démangeaisons (ISS) à la semaine 12 par rapport à linclusion) ni plusieurs critères dévaluation secondaires. Par conséquent, cette dose na pas été considérée comme efficace et nest donc pas présentée plus loin.

Le critère dévaluation principal de lefficacité, la variation du score hebdomadaire de sévérité des démangeaisons à la semaine 12 par rapport à linclusion, a été atteint dans les études Q4881g et Q4882g avec les doses de 150 mg et de 300 mg et dans létude Q4883g avec la dose de 300 mg (critère dévaluation secondaire; voir tableau 10).

Tableau 10: Variation du score hebdomadaire de sévérité des démangeaisons à la semaine 12 par rapport à linclusion, études Q4881g, Q4882g, Q4883g (population mITT*)

 

Placebo

Omalizumab
150 mg

Omalizumab
300 mg

Étude Q4881g

 

 

 

N

80

80

81

Moyenne (ET)

-3.63 (5.22)

-6.66 (6.28)

-9.40 (5.73)

Différence des moyennes LS vs placebo1

-

-2.95

-5.80

IC à 95% pour la différence

-

4.72,−1.18

7.49,−4.10

Valeur p par rapport au placebo2

-

0.0012

0.0001

Étude Q4882g

 

 

 

N

79

82

79

Moyenne (ET)

-5.14 (5.58)

-8.14 (6.44)

-9.77 (5.95)

Différence des moyennes LS vs placebo1

-

-3.04

-4.81

IC à 95% pour la différence

-

4.85,−1.24

6.49,−3.13

Valeur p par rapport au placebo2

-

0.0011

0.0001

Étude Q4883g

 

 

 

N

83

-

252

Moyenne (ET)

-4.01 (5.87)

-

-8.55 (6.01)

Différence des moyennes LS vs placebo1

-

-

-4.52

IC à 95% pour la différence

-

-

5.97, −3.08

Valeur p par rapport au placebo2

-

-

0.0001

* Population en intention de traiter modifiée (mITT): inclut tous les patients randomisés ayant reçu au moins une dose du médicament expérimental

La méthode BOCF (Baseline Observation Carried Forward) a été utilisée pour calculer les données manquantes.

1 La moyenne LS a été calculée en utilisant un modèle ANCOVA. Les facteurs de stratification étaient la valeur initiale du score hebdomadaire de sévérité des démangeaisons (< 13 vs. ≥ 13) et le poids initial (< 80 kg vs. ≥ 80 kg).

2 Les valeurs p proviennent du test t ANCOVA.

La figure 2 présente la moyenne hebdomadaire de lISS au cours du temps dans létude Q4881g. Le score hebdomadaire moyen de sévérité des démangeaisons a diminué significativement dans les deux groupes de traitement. Leffet maximal a été atteint approximativement à la semaine 12 et sest maintenu sur la période de traitement de 24 semaines. Dans les études Q4883g (300 mg sur une période de traitement de 24 semaines) et Q4882g (150 mg ou 300 mg sur une période de traitement de 12 semaines), les résultats ont été similaires à ceux obtenus dans létude Q4881g.

Dans les trois études (voir Figure 2 pour létude Q4881g), le score hebdomadaire moyen de sévérité des démangeaisons pour les deux doses a augmenté progressivement pendant la période sans traitement de 16 semaines, parallèlement à la réapparition des symptômes. A la fin de la période de suivi, les valeurs moyennes étaient comparables à celles du groupe placebo, mais inférieures aux valeurs moyennes à linclusion.

Figure 2: Score hebdomadaire moyen de sévérité des démangeaisons au cours du temps, étude Q4881g (BOCF, population mITT)

Bild 3

BOCF = Baseline Observation Carried Forward; mITT = population en intention de traiter modifiée

Délai avant obtention dune réponse DMI du score ISS évalué chaque semaine jusquà la semaine 12

Dans les études Q4881g et Q4882g, le délai médian dobtention dune DMI pour le score hebdomadaire de sévérité des démangeaisons de 5 points a été de 2 semaines chez les patients du groupe de traitement 150 mg (p = 0.0301 dans létude Q4881g; p = 0.0101 dans létude Q4882g) et de 1 semaine chez les patients du groupe de traitement 300 mg (p < 0.0001), contre 4 semaines chez les patients des groupes placebo. Des résultats comparables ont été observés dans létude Q4883g avec un délai médian dobtention dune DMI de 2 semaines dans le groupe de traitement 300 mg (p < 0.0001) contre 5 semaines dans le groupe placebo.

Variation de lUAS7 à la semaine 12 par rapport à linclusion

Dans les études de phase III, les groupes de traitement par omalizumab 150 mg et 300 mg ont présenté une différence statistiquement significative pour la variation moyenne du score UAS7 à la semaine 12 par rapport à la valeur initiale comparativement au placebo (Figure 3 pour létude Q4881g). La significativité statistique (p < 0.0001) a été atteinte dans les trois études dans le groupe traité par 300 mg et dans les études Q4881g (p = 0.0008) et Q4882g (p = 0.0001) dans le groupe traité par 150 mg.

La figure 3 montre le score UAS7 moyen dans le temps dans létude Q4881g, qui a significativement diminué dans les deux groupes de traitement par rapport à la valeur initiale, avec un effet maximal à la semaine 12. Lintensité de cet effet sest maintenu au cours de la période de traitement de 24 semaines. Dans les études Q4882g (150 mg et 300 mg pendant une période de traitement de 12 semaines) et Q4883g (300 mg pendant une période de traitement de 24 semaines), les résultats ont été comparables à ceux de létude Q4881g.

Dans les trois études (voir Figure 3 pour létude Q4881g), le score UAS7 dans les deux groupes de traitement par omalizumab a augmenté progressivement pendant la période de suivi sans traitement de 16 semaines, parallèlement à la réapparition des symptômes. A la fin de la période de suivi, les valeurs moyennes étaient comparables à celles du groupe placebo, mais inférieures aux valeurs correspondantes à linclusion.

Figure 3: Score UAS7 moyen au cours du temps, étude Q4881g (BOCF, population mITT)

Bild 5

BOCF = Baseline Observation Carried Forward; mITT = Population en intention de traiter modifiée; UAS7 = Score dactivité de lurticaire mesuré sur une période de 7 jours

Proportion de patients avec un score UAS7 ≤ 6 à la semaine 12

La Figure 4 présente la proportion de patients ayant un score UAS7 ≤ 6 à la semaine 12. Les taux de réponse étaient tous statistiquement significatifs et étaient compris entre 52% et 66% (dose de 300 mg; p < 0.0001) et entre 40% et 43% (dose de 150 mg; p < 0.001), contre 11-19% dans le groupe placebo.

Figure 4: Proportion de patients avec un score UAS7 ≤ 6 à la semaine 12, études Q4881g, Q4882g et Q4883g

Bild 7

Proportion de patients avec un score UAS7 = 0 à la semaine 12

La proportion de patients présentant une réponse complète avec un score UAS7 = 0 à la semaine 12 était de 34 à 44% (dose de 300 mg, statistiquement significatif, tous p < 0.0001) et de 15 à 22% (dose de 150 mg), contre 5 à 9% dans le groupe placebo (figure 5).

Figure 5: Proportion de patients avec un score UAS7 = 0 à la semaine 12, études Q4881g, Q4882g et Q4883g

Bild 9

Analyse prospective dans les études Q4881g et Q4883g et analyse post-hoc dans létude Q4882g

Variation du score hebdomadaire du nombre de papules à la semaine 12 par rapport à linclusion

La variation moyenne du score hebdomadaire du nombre de papules à la semaine 12 par rapport à linclusion a été statistiquement significative (p < 0.001) dans les trois études de phase III dans le groupe de traitement 300 mg et a montré une réduction du nombre de papules par rapport au placebo (-11.35 dans létude Q4881g, -11.97 dans létude Q4882g et -10.46 dans létude Q4883g contre -4.37, ‑5.22 et -4.49 dans les groupes placebo correspondants). Dans le groupe de traitement 150 mg, la variation moyenne était de -7.78 (p = 0.0017) dans létude Q4881g et de -9.75 (p < 0.0001) dans létude Q4882g.

Proportion de jours sans angiœdème entre les semaines 4 et 12

Dans les trois études de phase III, les groupes de traitement 300 mg ont systématiquement atteint la proportion moyenne la plus élevée de jours sans angiœdème entre les semaines 4 et 12 (91-96%). Laugmentation de la proportion de jours sans angiœdème a été statistiquement significative par rapport au placebo (p < 0.001) (fig. 6). Dans le groupe de traitement 150 mg, la proportion moyenne de jours sans angiœdème pendant la même période a été de 89.6% dans létude Q4881g et de 91.6% dans létude Q4882g. Les valeurs correspondantes pour le placebo dans ces études ont été respectivement de 88.2% et 89.2%. Dans les deux études, les différences entre la dose de 150 mg et le placebo nont pas été statistiquement significatives.

Figure 6: Proportion de jours sans angiœdème entre les semaines 4 et 12, études Q4881g, Q4882g et Q4883g

Bild 11

La proportion moyenne de jours sans angiœdème entre la semaine 4 et la semaine 12 a été calculée pour lensemble de la population de létude, y compris les patients sans symptômes dangiœdème.

Variation du score total de lindice de qualité de vie dermatologique (DLQI) à la semaine 12 par rapport à linclusion

Dans les trois études de phase III, la variation moyenne du score DLQI total à la semaine 12 par rapport à linclusion a été statistiquement significativement plus importante dans le groupe de traitement 300 mg (p < 0.001) que dans le groupe placebo. Dans létude Q4882g, le groupe de traitement par lomalizumab 150 mg a présenté une différence statistiquement significative (p = 0.022) par rapport au placebo (figure 7).

Figure 7: Variation du score total de lindice de qualité de vie dermatologique (DLQI) à la semaine 12 par rapport à linclusion, études Q4881g, Q4882g et Q4883g

Bild 13

DLQI = Dermatology Life Quality Index

Efficacité après 24 semaines de traitement

Le tableau 11 présente les résultats après 24 semaines de traitement. Les ordres de grandeur de la réponse sont similaires à ceux observés après 12 semaines.

Tableau 11: Résultats defficacité après 24 semaines de traitement, études Q4881g et Q4883g (population mITT*)

Paramètres de létude

Semaine

Placebo

Omalizumab
150 mg

Omalizumab
300 mg

Variation du score hebdomadaire de sévérité des démangeaisons (BOCF) par rapport à linclusion, moyenne

Étude Q4881g

Semaine 24

5.41

6.47

9.84**

Étude Q4883g

Semaine 24

4.03

NA

8.60**

Variation du score UAS7 (BOCF) par rapport à linclusion, moyenne

Étude Q4881g

Semaine 24

−11.73

−14.21

−22.11**

Étude Q4883g

Semaine 24

8.85

NA

−19.15**

Proportion de patients avec score UAS7 ≤ 6, % de patients

Étude Q4881g

Semaine 24

25.0

36.3

61.7**

Étude Q4883g

Semaine 24

16.9

NA

55.6**

Proportion de patients avec score UAS7 = 0, % de patients

Étude Q4881g

Semaine 24

12.5

20.0

48.1**

Étude Q4883g

Semaine 24

3.6

NA

42.5**

* Population en intention de traiter modifiée (mITT): inclut tous les patients randomisés ayant reçu au moins une dose du médicament expérimental.

** valeur de p ≤ 0.0001 dans le test statistique correspondant entre le traitement et le placebo

NA: sans objet (Not Applicable).

BOCF: Baseline Observation Carried Forward.

Efficacité après 48 semaines de traitement

Dans une étude dune durée de 48 semaines, 206 patients atteints dUCS non contrôlée par un traitement par antihistaminique H1, âgés de 12 à 75 ans, ont participé à une phase de traitement en ouvert par lomalizumab 300 mg toutes les 4 semaines, dune durée de 24 semaines, en tant que traitement dappoint. Les patients qui ont répondu au traitement pendant cette phase en ouvert, ont ensuite reçu à laveugle de manière aléatoire, lomalizumab 300 mg (81 patients) ou un placebo (53 patients), toutes les 4 semaines pendant 24 semaines supplémentaires.

Parmi les patients ayant été traités par lomalizumab pendant un total de 48 semaines, 21% ont présenté une dégradation clinique (valeur UAS7 de 12 ou plus pendant au moins 2 semaines consécutives après la randomisation entre les semaines 24 et 48), par comparaison à 60.4% des patients traités par le placebo à la semaine 48 (La différence est de -39.4%, p <0.0001, IC à 95%: -54.5%, -22.5%).Létude prospective de registre de grossesses (EXPECT)

Une étude prospective de registre des grossesses (EXPECT) réalisée aux États-Unis de 2006 à 2018 incluait 250 femmes enceintes asthmatiques traitées par Xolair; 246 femmes avaient été traitées par Xolair pendant le premier trimestre de la grossesse et 78.4% (196/250) des femmes avaient été traitées par Xolair au moins une fois dans chacun des 3 trimestres de la grossesse, avec une durée médiane dexposition de 8.7 mois. Les résultats de EXPECT dans les sous-groupes de mères et de nourrissons concernés ont été comparés aux fréquences liées à lâge dans une cohorte externe adaptée à la maladie de 1153 femmes enceintes souffrant dasthme (sans traitement par Xolair), établie à partir de bases de données de santé dhabitants de la province canadienne Québec et nommée Quebec External Comparator Cohort (QECC, cohorte québécoise externe de comparaison).

La prévalence des malformations congénitales pertinentes était de 8.1% chez les nourrissons EXPECT comparés aux nourrissons QECC (n = 223), une prévalence donc comparable à celle des nourrissons de la cohorte QECC (8.9%). Parmi les grossesses de EXPECT, qui ont été comparées aux grossesses de la cohorte QECC (n = 230), 99.1% ont donné lieu à des naissances vivantes, soit un taux similaire aux 99.3% des grossesses de la cohorte QECC.

Dans une sous-étude de EXPECT, les taux de plaquettes ont été évalués chez 51 nourrissons nés de femmes exposées à Xolair; les taux ont tous été inclus dans les limites de la normale.

Pharmacocinétique

Absorption

Après injection sous-cutanée, la biodisponibilité absolue moyenne de lomalizumab est de 62%. Après administration sous-cutanée unique chez des patients asthmatiques adultes et adolescents, lomalizumab a été absorbé lentement. Les concentrations sériques maximales ont été atteintes en 7 à 8 jours en moyenne. À des doses supérieures à 0.5 mg/kg, la pharmacocinétique de lomalizumab est linéaire.

Après administration multiple domalizumab, lASC (à létat déquilibre entre le jour 0 et le jour 14) a été jusquà 6 fois plus élevée quaprès la première administration.

Distribution

In vitro, lomalizumab forme des complexes de poids moléculaire limité avec les IgE. Il na pas été observé, in vitro ou in vivo, de complexes qui précipitent, ni la formation de complexes de poids moléculaire supérieur à 1 000 000 Da. Le volume apparent de distribution chez les patients après administration sous-cutanée était de 78 ± 32 ml/kg.

Métabolisme

Aucune donnée pertinente nest disponible pour lutilisation.

Élimination

La clairance de lomalizumab inclut non seulement des processus de clairance des IgG, mais également la clairance par liaison spécifique et formation de complexe avec le ligand cible, lIgE. Lélimination hépatique des IgG fait intervenir une dégradation dans le système réticulo-endothélial et dans les cellules endothéliales. Les IgG sont également éliminées sous forme inchangée dans la bile. Chez les patients asthmatiques, la demi-vie délimination sérique de lomalizumab est en moyenne de 26 jours, avec une clairance apparente moyenne de 2.4 ± 1.1 ml/kg/jour.

Par ailleurs, à un poids corporel double correspond une clairance apparente double.

Patients atteints de polypes nasaux

Les analyses pharmacocinétiques de population de lomalizumab ont montré que la pharmacocinétique de lomalizumab en cas de polypes nasaux était identique à celle pour lasthme. Des analyses graphiques de covariance ont été réalisées pour évaluer les effets des caractéristiques démographiques et dautres facteurs sur lexposition à lomalizumab et la réponse clinique. Ces analyses montrent quaucune adaptation posologique nest nécessaire en fonction de lâge (18 à 75 ans) ou du sexe. Les données relatives à la race et à lorigine ethnique disponibles chez les patients atteints de polypes nasaux sont trop limitées pour permettre de déterminer si une adaptation posologique est nécessaire.

Linéarité/non-linéarité

À des doses supérieures à 0.5 mg/kg, la pharmacocinétique de lomalizumab est linéaire.

Cinétique pour certains groupes de patients

Les analyses pharmacocinétiques en fonction de lâge, du sexe, de lorigine ethnique ou de lindice de masse corporelle ont montré quaucune adaptation posologique nétait nécessaire chez ces populations de patients (676 ans).

Aucune donnée pharmacocinétique ou pharmacodynamique nest disponible chez les patients présentant une insuffisance rénale ou hépatique (cf. «Mises en garde et précautions»).

Âge, origine ethnique, sexe, poids corporel, indice de masse corporelle, valeur initiale des IgE, auto-anticorps anti-FcεRI, traitements concomitants

Les effets des covariables démographiques et dautres facteurs sur lexposition à lomalizumab ont été évalués à laide de méthodes pharmacocinétiques de population. De plus, les effets des covariables ont été évalués par lanalyse du rapport entre les concentrations domalizumab et la réponse clinique. Ces analyses suggèrent quaucune adaptation posologique nest nécessaire chez les patients atteints dUCS en fonction de lâge (12 à 75 ans), de lorigine ethnique, du sexe, du poids corporel, de lindice de masse corporelle, de la valeur initiale des IgE, des auto-anticorps anti-FcεRI ou de lutilisation concomitante dantihistaminiques H2 ou dantagonistes des récepteurs des leucotriènes (ARLT).

Données précliniques

Ladministration de Xolair à des singes Cynomolgus adultes et juvéniles na révélé aucun signe de réaction anaphylactoïde systémique due à une dégranulation mastocytaire.

Dans toutes les études menées chez le singe, des complexes omalizumab-anticorps IgE circulants ont été détectés, mais aucun organe (y compris le rein) na présenté de signes de réaction à médiation par un complexe immun après administration domalizumab. Les complexes omalizumab-IgE ne peuvent ni lier le complément ni induire une cytotoxicité dépendant du complément.

Des anticorps anti-omalizumab ont été détectés chez certains singes après administration sous-cutanée ou intraveineuse. Un tel résultat pouvait être attendu après ladministration dune protéine hétérologue. Certains animaux nont pas pu être évalués en raison de concentrations sériques élevées domalizumab, de valeurs élevées dIgE ou des deux. Cependant, les animaux ont présenté des concentrations sériques élevées domalizumab pendant toute la durée du traitement et aucune toxicité apparente due aux anticorps anti-omalizumab na été observée.

Les études de distribution tissulaire chez le singe Cynomolgus nont pas montré dabsorption spécifique de 125I-omalizumab par un quelconque organe ou tissu.

Dans les études menées chez la souris et le singe, les complexes omalizumab-IgE ont été éliminés par interaction avec les récepteurs Fcγ dans le SRE avec des taux de dégradation généralement plus rapides que la clairance des IgG.

Toxicité à long terme (ou toxicité en cas dadministration répétée)

Ladministration à long terme domalizumab à des doses allant jusquà 250 mg/kg (dose clinique maximale admissible pour lasthme ou lUCS recommandée de 15 mg/kg) a été bien tolérée chez les singes primates (adultes et juvéniles). Une exception a été une diminution dose-dépendante de la numération plaquettaire chez plusieurs singes primates avec des concentrations sériques généralement supérieures aux niveaux dexposition maximaux observés chez lhomme dans les études cliniques pivots. Les singes jeunes étaient plus sensibles aux effets plaquettaires que les singes adultes. De plus, chez le singe Cynomolgus, des saignements aigus et une inflammation ont été observés aux sites dinjection, ce qui est compatible avec une réponse immunitaire localisée à ladministration répétée dune protéine hétérologue par voie sous-cutanée.

Carcinogénicité

Aucune étude sur la cancérogénicité na été effectuée avec lomalizumab.

Toxicité pour la reproduction

Des études sur la reproduction ont été menées avec lomalizumab chez le singe Cynomolgus. Des doses sous-cutanées domalizumab allant jusquà 75 mg/kg/semaine (environ 17 fois lexposition à la DMRH pendant 4 semaines) pendant lorganogenèse nont pas montré de toxicité maternelle, dembryotoxicité ni de tératogénicité. De plus, aucun effet délétère sur la croissance fœtale ou néonatale na été observé lors de ladministration pendant la gestation, laccouchement ou lallaitement.

Lexcrétion de lomalizumab dans le lait a été étudiée chez le singe Cynomolgus femelle à des doses sous-cutanées de 75 mg/kg/semaine. Les taux sériques domalizumab chez le nouveau-né après une exposition in utero et un allaitement pendant 28 jours ont été compris entre 11% et 94% des taux sériques maternels. Les taux domalizumab dans le lait ont été de 0.15% de la concentration sérique maternelle.

Fertilité

Il nexiste pas de données sur leffet de lomalizumab sur la fertilité humaine. Aucune altération de la fertilité mâle ou femelle na été observée après administration répétée domalizumab à des doses allant jusquà 75 mg/kg dans des études de fertilité non cliniques spécifiques, y compris des études daccouplement.

Remarques particulières

Incompatibilités

Xolair ne doit pas être mélangé à dautres médicaments.

Stabilité

Ce médicament ne doit pas être utilisé au-delà de la date figurant après la mention «EXP» sur lemballage.

Remarques particulières concernant le stockage

Conserver au réfrigérateur (28 °C).

Ne pas congeler.

Conserver dans lemballage dorigine pour le protéger de la lumière (et/ou de lhumidité).

Tenir hors de portée des enfants.

La seringue préremplie ne doit pas être conservée plus de 48 heures à température ambiante (25 °C).

Instructions dutilisation et de manipulation

Chaque boîte de Xolair contient une seringue préremplie dans un emballage plastique.

Un mode demploi détaillé est disponible dans linformation destinée aux patients.

Numéro dautorisation

68030 (Swissmedic)

Présentation

1 solution injectable en seringue préremplie (aiguille de 27 gauge) à 75 mg domalizumab dans 0.ml [B]

1 solution injectable en seringue préremplie (aiguille de 27 gauge) à 150 mg domalizumab dans 1.ml [B]

1 solution injectable en seringue préremplie (aiguille de 27 gauge) à 300 mg domalizumab dans 2.ml [B]

Titulaire de lautorisation

Novartis Pharma Schweiz AG, Risch; domicile: 6343 Rotkreuz

Mise à jour de linformation

Mars 2025