Rivaroxaban NOBEL vascular

Composition

Principes actifs

Rivaroxabanum.

Excipients

Noyau: Mannitolum (E421), Cellulosum microcristallinum (E460i), Carmellosum natricum conexum (E468), Hypromellosum (E464), Natrii laurilsulfas (E487), Magnesii stearas (E470b).

Pellicule du comprimé: Hypromellosum (E464), Macrogol 3350, Titanii dioxidum (E171), Ferri oxidum flavum (E172).

1 comprimé pelliculé contient 0.33 mg de sodium.

Forme pharmaceutique et quantité de principe actif par unité

Comprimés pelliculés à 2.5 mg de rivaroxaban.

Indications/Possibilités d’emploi

Rivaroxaban NOBEL vascular, administré en association avec de lacide acétylsalicylique (AAS), est indiqué pour la prévention des événements athérothrombotiques graves (accident vasculaire cérébral, infarctus du myocarde, décès dorigine cardiovasculaire) chez les patients présentant une maladie coronarienne ou une artériopathie périphérique manifeste et à haut risque dévénements ischémiques (voir rubrique «Propriétés/Effets»).

Posologie/Mode d’emploi

Un comprimé pelliculé de Rivaroxaban NOBEL vascular doit être pris deux fois par jour en association avec 100 mg dAAS une fois par jour.

Rivaroxaban NOBEL vascular deux fois par jour peut être pris avec ou en dehors des repas.

Patients ayant bénéficié dune procédure de revascularisation réussie dun membre inférieur

Chez les patients ayant bénéficié dune procédure de revascularisation réussie (chirurgicale ou endovasculaire, procédures hybrides incluses) dun membre inférieur suite à une maladie artérielle périphérique (MAP) manifeste, le traitement ne doit pas être instauré avant que lhémostase soit obtenue. La durée du traitement sera déterminée au cas par cas pour chaque patient/patiente de façon régulière et elle tiendra compte du risque dévénements thrombotiques par rapport au risque hémorragique.

Administration concomitante dun antiagrégant plaquettaire

Chez les patients présentant un événement thrombotique aigu ou ayant subi une procédure vasculaire et nécessitant une bithérapie antiplaquettaire, la poursuite du traitement par Rivaroxaban NOBELvascular deux fois par jour devra être évaluée en fonction du type dévénement ou de procédure et du schéma posologique antiplaquettaire.

La sécurité et lefficacité de rivaroxaban 2.5 mg deux fois par jour en association avec une bithérapie antiplaquettaire ont été étudiées uniquement chez des patients ayant récemment bénéficié dune procédure de revascularisation dun membre inférieur suite à une MAP, en association avec lAAS et, sil y a lieu, avec du clopidogrel sur une courte durée.

On ne dispose pas de données sur lutilisation de rivaroxaban 2.5 mg en association avec lAAS chez les patients qui reçoivent simultanément des anticoagulants par voie orale ou parentérale (voir rubrique «Contre-indications»).

Les patients qui ne sont pas aptes à avaler des comprimés entiers peuvent broyer les comprimés pelliculés de Rivaroxaban NOBEL vascular immédiatement avant la prise et les prendre par voie orale avec de leau ou un mets visqueux (p.ex. compote de pommes).

Les comprimés pelliculés broyés de Rivaroxaban NOBEL vascular peuvent également être administrés par des sondes gastriques. Le comprimé pelliculé broyé de Rivaroxaban NOBEL vascular devra être pris avec un peu deau par la sonde, puis il faut procéder à un rinçage avec de leau.

Prise retardée

En cas doubli dune dose de Rivaroxaban NOBEL vascular 2.5 mg, le patient doit poursuivre son traitement normalement selon les recommandations et prendre la dose suivante à lheure de prise habituelle.

Instructions posologiques particulières

Patients présentant des troubles de la fonction hépatique

Rivaroxaban NOBEL vascular est contre-indiqué chez les patients atteints daffections hépatiques associées à une coagulopathie et à un risque hémorragique cliniquement significatif, y compris les patients cirrhotiques au stade Child Pugh B ou C (voir rubrique «Contre-indications»).

Aucun ajustement posologique nest nécessaire chez les patients présentant dautres affections hépatiques sans coagulopathie. Cependant, on ne dispose que de données cliniques limitées. De manière générale, la prudence est donc requise lors de lutilisation chez ces patients chez lesquels il faut procéder à une évaluation du rapport bénéfice/risque (voir rubrique «Mises en garde et précautions»).

Patients présentant des troubles de la fonction rénale

En cas dinsuffisance rénale légère (clairance de la créatinine de 50-80 ml/min) ou modérée (clairance de la créatinine 30-49 ml/min), un ajustement posologique nest pas nécessaire.

En cas dinsuffisance rénale sévère (clairance de la créatinine 15-29 ml/min), les données cliniques limitées montrent une augmentation significative des concentrations plasmatiques de rivaroxaban. Chez ces patients, Rivaroxaban NOBEL vascular doit donc être utilisé uniquement avec prudence.

On ne dispose pas de données sur lutilisation de Rivaroxaban NOBEL vascular chez les patients dont la clairance de la créatinine est <15 ml/min (voir rubrique «Contre-indications»).

Patients âgés (> 65 ans)

Aucun ajustement posologique nécessaire. Le risque hémorragique peut augmenter avec lâge (voir rubrique «Mises en garde et précautions»).

Enfants et adolescents

La sécurité demploi et lefficacité de Rivaroxaban NOBEL vascular nont pas été étudiées chez lenfant et ladolescent de moins de 18 ans.

Poids corporel, sexe

Aucun ajustement posologique nécessaire.

Contre-indications

Rivaroxaban NOBEL vascular est contre-indiqué en cas de:

·accident vasculaire cérébral ischémique récent (<1 mois) ou antécédents daccident vasculaire cérébral hémorragique/lacunaire;

·insuffisance cardiaque sévère (classe III ou IV selon la NYHA; FEVG ≤30%);

·clairance de la créatinine <15 ml/min ou insuffisance rénale nécessitant une dialyse;

·ulcère gastro-intestinal aigu ou maladies gastro-intestinales ulcéreuses;

·saignement évolutif cliniquement significatif;

·hépatopathie grave et insuffisance hépatique sévère associées à un risque hémorragique significativement majoré et insuffisance hépatique légère à modérée associée à une coagulopathie;

·hypersensibilité au principe actif ou à lun des excipients en fonction de la composition;

·endocardite aiguë dorigine bactérienne;

·grossesse et pendant la période dallaitement;

·Association avec dautres anticoagulants administrés par voie orale ou parentérale, sauf dans le cas particulier de la substitution du traitement anticoagulant ou en cas dadministration dhéparine non fractionnée aux doses nécessaires pour le maintien de la perméabilité dun cathéter veineux central ou artériel.

Mises en garde et précautions

Risque hémorragique

Comme avec dautres anticoagulants, les patients qui prennent Rivaroxaban NOBEL vascular doivent faire lobjet dune surveillance étroite à la recherche de signes hémorragiques. Chez tous les patients chez lesquels une augmentation du risque hémorragique est probable, le rapport bénéfice/risque doit être soigneusement évalué. La prudence est toujours de rigueur lors du traitement par Rivaroxaban NOBEL vascular. Des exemples de ces catégories de patients sont (énumération non exhaustive):

Patients:

·souffrant dhypertension artérielle grave non contrôlée

·présentant une augmentation du risque dhémorragies incontrôlées (hémorragies intracrâniennes, hémorragies gastro-intestinales)

·atteints de rétinopathie vasculaire

·présentant des anomalies vasculaires intrarachidiennes/intracérébrales

·ayant subi des interventions chirurgicales cérébrales, spinales ou oculaires récentes

·ayant des antécédents de bronchectasie/dhémorragie pulmonaire

Il faut sattendre également à une augmentation du risque hémorragique:

·chez les patients âgés

·en association avec dautres médicaments (voir rubrique «Interactions»)

Des hémorragies au cours du traitement antithrombotique peuvent être un indice de cancer non diagnostiqué, en particulier, de cancer gastro-intestinal ou urogénital. Les patients atteints dun cancer actif peuvent présenter simultanément un risque majoré de thrombose et dhémorragie. Le bénéfice individuel du traitement antithrombotique par le rivaroxaban doit être évalué par rapport au risque dhémorragie chez ces patients, en fonction de la localisation de la tumeur, du traitement antinéoplasique et du stade de la maladie.

De manière générale, la possibilité dune hémorragie doit toujours être envisagée chez les patients traités par Rivaroxaban NOBEL vascular et lorigine probable doit être recherchée lors de chaque chute inexpliquée de lhémoglobine ou de la tension artérielle.

Chez les patients présentant un risque de maladie gastro-intestinale ulcéreuse, un traitement prophylactique adapté peut être envisagé (voir rubrique «Interactions»).

Pour le contrôle des effets pharmacodynamiques du rivaroxaban, lactivité de lanti-facteur Xa et le TP peuvent être déterminés.

Les anticoagulants oraux à action directe, dont le rivaroxaban, ne sont pas recommandés chez les patients ayant des antécédents thrombotiques auxquels on a diagnostiqué un syndrome des antiphospholipides. Comparé à un traitement par antagonistes de la vitamine K, un traitement par des anticoagulants oraux à action directe pourrait être associé à un taux accru dévénements thrombotiques récurrents, notamment chez les patients triplement positifs (anticoagulant du lupus, anticorps anticardiolipine et anticorps anti-bêta 2-glycoprotéine I).

Bithérapie antiplaquettaire (DAPT)

On dispose de données sur lefficacité et la sécurité du rivaroxaban 2.5 mg deux fois par jour en association avec une DAPT (AAS plus administration de clopidogrel sur une courte durée) chez des patients ayant bénéficié dune procédure de revascularisation récente dun membre inférieur suite à une MAP sévère. Ladministration de clopidogrel dans le cadre dune DAPT chez ces patients doit être limitée dans le temps (pas de DAPT à long terme).

Patients porteurs de valves cardiaques artificielles

Rivaroxaban NOBEL vascular ne doit pas être utilisé dans le cadre dune thromboprophylaxie après un remplacement valvulaire aortique transcathéter (TAVI). Une étude clinique contrôlée réalisée chez des patients ayant subi un TAVI et traités par rivaroxaban 10 mg une fois par jour, en comparaison avec un traitement antiagrégant plaquettaire, a mis en évidence une augmentation de la mortalité, un risque hémorragique majoré et un plus grand nombre de complications thromboemboliques. Il ny a pas de données qui prouvent la sécurité et lefficacité de rivaroxaban chez des patients porteurs dautres prothèses valvulaires cardiaques. Lutilisation de Rivaroxaban NOBEL vascular nest donc en principe pas recommandée chez les patients porteurs de valves artificielles.

Interactions avec dautres médicaments (voir également rubrique «Interactions»)

La prudence est de rigueur chez les patients traités en complément avec dautres médicaments influençant la coagulation sanguine (p.ex. antiinflammatoires non stéroïdiens [AINS], inhibiteurs de lagrégation plaquettaire, inhibiteurs sélectifs de la recapture de sérotonine et noradrénaline (IRSN) ou inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine [ISRS]). Les patients qui prennent Rivaroxaban NOBEL vascular en association avec lAAS doivent être traités simultanément par ces médicaments uniquement si le bénéfice est supérieur au risque hémorragique majoré.

Les patients traités par des inhibiteurs puissants du CYP3A4 et de la P-gp ne doivent pas être traités simultanément avec Rivaroxaban NOBEL vascular en association avec lAAS (voir également rubrique «Interactions»).

Patients âgés

Le risque hémorragique peut augmenter avec lâge. Il faut procéder régulièrement à une évaluation du rapport bénéfice/risque de lutilisation de Rivaroxaban NOBEL vascular chez les patients à partir de 75 ans.

Insuffisance rénale

Lutilisation de rivaroxaban 2.5 mg chez les patients dont la clairance de la créatinine est <15 ml/min na pas été étudiée et est contre-indiquée. En cas dinsuffisance rénale sévère (clairance de la créatinine <30 ml/min), la concentration plasmatique de rivaroxaban peut être augmentée de manière significative (en moyenne de 1.6 fois), ce qui peut entraîner un risque hémorragique majoré. Rivaroxaban NOBEL vascular doit être utilisé avec prudence chez les patients présentant une clairance de la créatinine de 15 à 29 ml/min. Rivaroxaban NOBEL vascular doit être utilisé avec prudence chez les patients présentant un trouble modéré de la fonction rénale (clairance de la créatinine de 30 à 49 ml/min) et recevant simultanément dautres médicaments qui entraînent une élévation des concentrations plasmatiques de rivaroxaban (voir rubrique «Interactions»).

Agranulocytose

Après lautorisation de mise sur le marché, des cas isolés dagranulocytose ont été rapportés sous le traitement par rivaroxaban. Les patients doivent être priés dinformer leur médecin si déventuels symptômes (ulcères des muqueuses, p.ex. de la muqueuse buccale, fièvre élevée et troubles de la déglutition sévères (angine)) de cet effet indésirable sévère surviennent. En cas de suspicion justifiée, des investigations plus approfondies (e. a. contrôle de lhémogramme) doivent être réalisées et des mesures adéquates (e. a. arrêt de Rivaroxaban NOBEL vascular et des autres médicaments potentiellement déclencheurs, surveillance du patient) doivent être instaurées.

Réactions dermatologiques

Après lautorisation de mise sur le marché, des cas isolés de réactions cutanées sévères, y compris syndrome de Stevens-Johnson, nécrolyse épidermique toxique (NET) et syndrome DRESS, ont été rapportés sous le traitement par rivaroxaban. Les patients doivent être priés dinformer leur médecin si déventuels symptômes (p.ex. éruption cutanée saggravant de plus en plus et accompagnée de vésicules et dulcères des muqueuses, p.ex. muqueuse buccale) de cette réaction cutanée sévère surviennent. En cas de suspicion justifiée, des investigations plus approfondies doivent être réalisées et des mesures adéquates (e. a. arrêt de Rivaroxaban NOBEL vascular et des autres médicaments potentiellement déclencheurs) doivent être instaurées.

Recommandations posologiques avant et après interventions invasives et chirurgicales

En cas dintervention invasive ou chirurgicale, Rivaroxaban NOBEL vascular doit être arrêté au moins 24 heures avant lintervention. En raison du lien entre la demi-vie du rivaroxaban dune part et lâge ainsi que la fonction rénale dautre part (voir rubrique «Pharmacocinétique/Métabolisme» et «Pharmacocinétique/Cinétique pour certains groupes de patients»), ce délai peut être prolongé. Si ceci est nécessaire et possible du point de vue médical, ladministration dantiagrégants plaquettaires doit être interrompue comme indiqué dans lInformation professionnelle des médicaments concernés. En cas durgence, il faut peser le risque accru dhémorragie contre la nécessité de lintervention.

Le traitement par Rivaroxaban NOBEL vascular devrait être poursuivi le plus vite possible après lintervention invasive ou chirurgicale si la situation clinique le permet et si une hémostase appropriée est assurée (voir rubrique «Pharmacocinétique»).

Anesthésie péridurale/rachidienne

En cas danesthésies neuraxiales (anesthésie rachidienne/péridurale) ou de ponction lombaire/péridurale chez les patients traités par des anticoagulants, le risque dapparition dun hématome péridural/rachidien est majoré. Ces hématomes peuvent provoquer une paralysie prolongée ou permanente. Ce risque peut être majoré par lutilisation postopératoire de cathéters périduraux à demeure ou par lutilisation concomitante de médicaments adjuvants modifiant lhémostase. Le risque peut également être augmenté en cas de ponctions répétées ou traumatisantes. Le cas échéant, les patients doivent faire lobjet dune surveillance fréquente avec recherche de signes et symptômes datteinte neurologique (p.ex. engourdissement ou faiblesse des jambes, dysfonctionnement des intestins ou de la vessie). Si des troubles neurologiques sont relevés, il est nécessaire de réaliser un diagnostic et un traitement de toute urgence. Avant toute intervention cérébrospinale, le médecin devra évaluer les bénéfices potentiels ainsi que le risque encouru chez les patients sous anticoagulants ou chez les patients devant être éventuellement placés sous anticoagulants. Il nexiste aucune expérience clinique avec ladministration de Rivaroxaban NOBEL vascular deux fois par jour en association avec lAAS ou un autre antiagrégant plaquettaire dans ces situations. Lutilisation concomitante et larrêt des antiagrégants plaquettaires doivent être envisagés en fonction de la situation.

Afin de réduire le risque dhémorragie potentiel lié à lutilisation concomitante de rivaroxaban et lanesthésie cérébrospinale (épidurale/spinale) ou la ponction spinale, le profil pharmacocinétique du rivaroxaban doit être pris en considération. La mise en place ou le retrait dun cathéter épidural ou une ponction lombaire seront effectués de préférence au moment où leffet anticoagulatoire du rivaroxaban est évalué comme étant faible.

Sur la base des propriétés PC générales, le retrait dun cathéter épidural doit avoir lieu au plus tôt deux demi-vies, c.-à-d. chez les jeunes patients au plus tôt 18 heures et chez les patients âgés au plus tôt 26 heures, après la dernière prise de rivaroxaban. La dose suivante de rivaroxaban doit être prise au plus tôt 6 heures après le retrait du cathéter.

En cas de ponction traumatisante, la prise de Rivaroxaban NOBEL vascular doit être retardée de 24 heures.

Ce médicament contient moins de 1 mmol (23 mg) de sodium par comprimé pelliculé, c.-à-d. quil est essentiellement «sans sodium».

Interactions

Interactions pharmacocinétiques

Le rivaroxaban est éliminé en partie par métabolisation hépatique par les enzymes dépendant du cytochrome P450 (CYP3A4, CYP2J2). Dautre part, le rivaroxaban est éliminé par voie rénale sous forme de substrat des protéines de transport P-gp (glycoprotéine P) et BCRP (breast cancer resistance protein, protéine de résistance au cancer du sein).

Le rivaroxaban na pas deffet inhibiteur ou inducteur sur les isoformes principales du CYP, telles que le CYP3A4.

Inhibiteurs enzymatiques

Données in vivo

Inhibiteurs du CYP3A4 et/ou de la P-gp:

Lutilisation concomitante de rivaroxaban et de puissants inhibiteurs du CYP3A4 et de la P-gp peut toutefois entraîner une diminution de lélimination hépatique, mais aussi rénale et donc augmenter la concentration plasmatique du rivaroxaban.

Chez les patients traités simultanément par voie systémique avec des antifongiques azolés (tels que kétoconazole, itraconazole, voriconazole et posaconazole) ou des inhibiteurs de la protéase du VIH (p.ex. ritonavir), ladministration de rivaroxaban nest pas recommandée. Ces principes actifs sont des inhibiteurs puissants du CYP3A4 et de la P-gp et peuvent donc entraîner une augmentation de la concentration plasmatique du rivaroxaban jugée cliniquement pertinente (en moyenne de 2.6 fois), ce qui peut être associé à un risque hémorragique majoré (voir rubrique «Mises en garde et précautions»).

La clarithromycine (500 mg 2× par jour), considérée comme un puissant inhibiteur du CYP3A4 et un inhibiteur modéré de la P-gp, a entraîné une augmentation de 1.5 fois la valeur moyenne de lAUC et de 1.5 fois la valeur moyenne de la Cmax du rivaroxaban à létat déquilibre.

Lérythromycine (500 mg 3× par jour), qui inhibe modérément le CYP3A4 et la P-gp, a entraîné une augmentation de 1.3 fois la valeur moyenne de lAUC et de la Cmax moyenne du rivaroxaban à létat déquilibre. Cette augmentation se situe dans les limites de la variabilité normale de lAUC et de la Cmax et nest pas jugée cliniquement pertinente.

Chez les patients présentant des troubles légers de la fonction rénale, lérythromycine (500 mg 3× par jour) a entraîné une augmentation dun facteur 1.8 de lAUC moyenne du rivaroxaban et une augmentation dun facteur 1.6 de la Cmax par rapport aux patients qui présentaient une fonction rénale normale et qui nétaient pas sous co-médication. Chez les patients présentant des troubles modérés de la fonction rénale, une augmentation dun facteur 2 de lAUC et une augmentation dun facteur 1.6 de la Cmax ont été mesurées par rapport aux patients qui présentaient une fonction rénale normale et qui nétaient pas sous co-médication.

Ladministration concomitante de fluconazole, un inhibiteur modéré du CYP3A4, a entraîné une augmentation de respectivement 1.3 fois et 1.4 fois de la Cmax et de lAUC du rivaroxaban. En raison de cet effet faible sur lexposition de rivaroxaban, le fluconazole peut être administré en même temps.

Selon une analyse des données de létude ROCKET AF, ladministration concomitante de rivaroxaban et de médicaments qui sont simultanément des inhibiteurs de la P-gp et des inhibiteurs faibles ou modérés du CYP3A4 (p.ex. amiodarone, diltiazem, vérapamil, chloramphénicol, cimétidine et érythromycine) na entraîné aucune augmentation des taux dhémorragie chez les patients présentant un trouble modéré de la fonction rénale (clairance de la créatinine de 30 à 49 ml/min). La prudence est de rigueur chez ces patients car des concentrations plasmatiques élevées de rivaroxaban sont possibles (voir rubrique «Mises en garde et précautions»).

Inducteurs enzymatiques

Inducteurs du CYP3A4:

Ladministration concomitante de rivaroxaban et de rifampicine, phénytoïne, carbamazépine, phénobarbital, millepertuis, de puissants inducteurs du CYP3A4, peut entraîner une diminution de la concentration plasmatique de rivaroxaban. Lutilisation concomitante de rivaroxaban et de rifampicine a entraîné une diminution denviron 50% de lAUC moyenne du rivaroxaban, associée à une réduction proportionnelle de ses effets pharmacodynamiques.

Lemploi simultané des inducteurs puissants du CYP3A4 chez les patients traités par le rivaroxaban requiert une prudence particulière.

Autres Interactions

Substrats du CYP3A4:

Aucune interaction pharmacocinétique ou pharmacodynamique cliniquement significative na été observée lors de ladministration concomitante de rivaroxaban et de midazolam (substrat du CYP3A4), de digoxine (substrat de la P-gp), datorvastatine (substrat du CYP3A4 et de la P-gp), de ranitidine (antagoniste du récepteur H2), de linhibiteur de la pompe à protons oméprazole ou des antiacides hydroxyde daluminium/de magnésium.

Interactions pharmacodynamiques

AINS/antiagrégants plaquettaires:

La prudence est de rigueur chez les patients traités simultanément par des médicaments agissant sur la coagulation comme les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS), lacide acétylsalicylique, les antiagrégants plaquettaires ou dautres anticoagulants car ces médicaments augmentent le risque de saignement.

Aucun allongement cliniquement significatif du temps de saignement na été observé après administration concomitante de rivaroxaban (15 mg) et de 500 mg de naproxène ou 500 mg dacide acétylsalicylique.

Lantiagrégant plaquettaire clopidogrel (dose initiale 300 mg, suivie dune dose dentretien de 75 mg) na montré aucune interaction pharmacocinétique avec rivaroxaban (15 mg), un allongement significatif du temps de saignement a été observé.

Comme avec les autres anticoagulants, les patients sont exposés à un risque accru de saignement en cas dutilisation simultanée dISRS ou dIRSN en raison de leffet connu de ces médicaments sur les plaquettes. Au cours du programme clinique, des taux numériquement supérieurs dévénements hémorragiques (majeurs et non majeurs) ont été observés dans tous les groupes de traitement lorsque les patients avaient pris des ISRS ou des IRSN en concomitance avec rivaroxaban.

Autres Interactions

Analyses de laboratoire

Les tests de coagulation courants (TP, TCA) ainsi que des tests spécifiques des facteurs de coagulation sont influencés par le rivaroxaban en raison de son mécanisme daction (voir rubrique «Pharmacodynamique»). Les tests des D-dimères, du facteur XIII, du temps de thrombine et le dosage du fibrinogène ne sont pas influencés.

Grossesse, Allaitement

Grossesse

Rivaroxaban NOBEL vascular est contre-indiqué pendant la grossesse et les femmes en âge de procréer doivent utiliser une méthode de contraception très efficace. Il nexiste pas de données relatives à lutilisation de rivaroxaban chez la femme enceinte. Les expérimentations réalisées sur le rat et le lapin ont montré une toxicité sur la reproduction marquée du rivaroxaban, qui est liée à son mécanisme daction pharmacologique (p.ex. complications hémorragiques). Un potentiel tératogène primaire na pas été observé (voir également rubrique «Contre-indications» et «Données précliniques»).

Allaitement

Aucune donnée nest disponible concernant lutilisation du rivaroxaban pendant lallaitement. Les données recueillies chez lanimal indiquent que le rivaroxaban passe dans le lait maternel. En conséquence, lutilisation de Rivaroxaban NOBEL vascular est contre-indiquée pendant lallaitement (voir rubrique «Contre-indications»).

Effet sur l’aptitude à la conduite et l’utilisation de machines

Aucune étude correspondante na été effectuée.

Des syncopes et des vertiges pouvant avoir une influence sur laptitude à la conduite ou à lutilisation de machines ont été rapportés (voir rubrique «Effets indésirables»). Les patients qui présentent ces effets indésirables ne doivent pas conduire ni utiliser de machines.

Effets indésirables

La sécurité du rivaroxaban à différentes posologies (2.5/10/15/20 mg) a été analysée dans des études de phase III menées avec environ 70000 patients.

Les effets médicamenteux indésirables sont représentés par classe de systèmes dorganes et par fréquence.

Les fréquences sont définies de manière suivante:

«très fréquent»: ≥1/10.

«fréquent»: ≥1/100 à <1/10.

«occasionnel»: ≥1/1000 à <1/100.

«rare»: 1/10000 à <1/1000.

«très rare»: <1/10000.

Fréquence indéterminée: Ces effets indésirables ont été observés dans dautres études cliniques que celles mentionnées plus haut ou ils proviennent de la surveillance post-commercialisation.

Les effets indésirables suivants ont été observés dans le cadre détudes cliniques menées avec le rivaroxaban à différentes posologies (2.5/10/15/20 mg):

Affections hématologiques et du système lymphatique

Fréquent: anémie.

Occasionnel: thrombocytose.

Fréquence indéterminée (rapports post-commercialisation): thrombocytopénie, agranulocytose.

Affections du système immunitaire

Occasionnel: dermatite allergique, hypersensibilité.

Fréquence indéterminée (rapports post-commercialisation): œdème allergique, angioœdème.

Affections du système nerveux

Fréquent: vertiges, céphalées.

Occasionnel: hémorragies cérébrales et intracrâniennes, syncope.

Affections oculaires

Fréquent: saignements oculaires (y compris saignement conjonctival).

Affections cardiaques

Occasionnel: tachycardie.

Affections vasculaires

Fréquent: saignement gingival, hémorragie postinterventionnelle (y compris anémie postopératoire et saignements de plaies), hypotension, hématomes, hémorragie du tube digestif (y compris saignement rectal, hématémèse), hémorragie de lappareil génital (y compris hématurie et ménorragie).

Rare: formation de pseudoanévrismes après interventions percutanées.

Très rare: hémorragie dulcère gastro-intestinal mortelle.

Des cas isolés dhémorragies surrénales ont été rapportés.

Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales

Fréquent: épistaxis, hémoptysie.

Fréquence inconnue (rapports post-commercialisation): pneumonie à éosinophiles.

Affections gastro-intestinales

Fréquent: nausées, constipation, diarrhée, douleurs abdominales et gastro-intestinales (y compris douleurs épigastriques, troubles gastriques), dyspepsie (y compris troubles épigastriques), vomissements.

Occasionnel: sécheresse buccale.

Affections hépatobiliaires

Fréquent: augmentation des transaminases.

Occasionnel: troubles de la fonction hépatique, augmentation de la lipase, augmentation de lamylase, bilirubinémie élevée, augmentation de la LDH, augmentation de la phosphatase alcaline, augmentation de la GGT.

Rare: ictère, augmentation de la bilirubine conjuguée (avec ou sans augmentation simultanée du taux dALAT).

Fréquence indéterminée (rapports post-commercialisation): cholestase, hépatite (y compris lésions hépatocellulaires).

Affections de la peau et du tissu sous-cutané

Fréquent: prurit (y compris cas de prurit généralisé), rash, ecchymose, hémorragies cutanées et sous-cutanées.

Occasionnel: urticaire.

Fréquence indéterminée (rapports post-commercialisation): syndrome de Stevens-Johnson, nécrolyse épidermique toxique, syndrome DRESS.

Affections musculo-squelettiques et systémiques

Fréquent: douleurs dans les extrémités.

Occasionnel: hémarthrose.

Rare: saignement musculaire.

Fréquence indéterminée: syndrome du compartiment comme effet secondaire dune hémorragie.

Affections des reins et des voies urinaires

Fréquent: hémorragie dans lappareil urogénital (y compris hématurie et ménorragie), insuffisance rénale.

Fréquence indéterminée: une défaillance rénale/insuffisance rénale aiguë comme effet secondaire dune hémorragie peut provoquer une hypoperfusion, néphropathie liée aux anticoagulants.

Troubles généraux

Fréquent: fièvre, œdème périphérique, asthénie (y compris fatigue).

Occasionnel: sensation de malaise, suppuration.

Rare: œdème localisé.

Effets indésirables après la commercialisation

Depuis la commercialisation, les effets indésirables suivants ont été rapportés avec une relation temporelle avec lutilisation de rivaroxaban à différentes posologies (2.5/10/15/20 mg). La fréquence de ces effets secondaires rapportés dans le cadre de lexpérience après lautorisation de mise sur le marché ne peut pas être estimée.

Affections hématologiques et du système lymphatique: thrombocytopénie, agranulocytose.

Affections du système immunitaire: œdème allergique, angioœdème.

Affections hépatobiliaires: hépatite (y compris lésions hépatocellulaires), cholestase.

Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales: pneumonie à éosinophiles.

Affections de la peau et du tissu sous-cutané: syndrome de Stevens-Johnson, nécrolyse épidermique toxique, syndrome DRESS.

Affections du rein et des voies urinaires: néphropathie liée aux anticoagulants.

Lésions, intoxications et complications liées aux procédures: rupture de la rate (dans les études poolées de phase III, ces événements étaient très rares)

Description dun choix deffets secondaires

En raison de son mode daction pharmacologique, le rivaroxaban peut être associé à un risque majoré de saignements occultes ou visibles à partir de nimporte quel tissu ou organe; ces saignements peuvent conduire à une anémie post-hémorragique. Les symptômes et le degré de gravité (y compris une issue mortelle) varient en fonction de la localisation et de lintensité de lhémorragie et/ou de lanémie.

Les complications hémorragiques peuvent se traduire par une sensation de faiblesse, une pâleur, des vertiges, des céphalées ou un œdème inexpliqué ainsi que par une dyspnée et un choc incompréhensible. Dans quelques cas, une anémie a provoqué les symptômes dune ischémie cardiaque tels que douleur thoracique ou angine de poitrine. Des complications connues consécutives à une hémorragie sévère telles par exemple un syndrome de compartiment, une rupture de la rate et une insuffisance rénale aiguë liée à une hypoperfusion ont été rapportées sous rivaroxaban.

Chez les patients présentant des antécédents dinterventions, tels quun pontage coronarien, un pontage artériel périphérique ou une angioplastie périphérique, il faut sattendre à une augmentation du risque dhémorragie sous traitement par Rivaroxaban NOBEL vascular en association avec lAAS.

Lannonce deffets secondaires présumés après lautorisation est dune grande importance. Elle permet un suivi continu du rapport bénéfice-risque du médicament. Les professionnels de santé sont tenus de déclarer toute suspicion deffet secondaire nouveau ou grave via le portail dannonce en ligne ElViS (Electronic Vigilance System). Vous trouverez des informations à ce sujet sur www.swissmedic.ch.

Surdosage

Symptômes

Un surdosage consécutif à ladministration de rivaroxaban peut entraîner des complications hémorragiques en raison de ses propriétés pharmacodynamiques. Des cas isolés de surdosages avec des doses allant jusquà 1960 mg ont été rapportés. En cas de surdosage, le patient doit être surveillé attentivement pour détecter toute complication hémorragique ou tout autre effet indésirable. En raison de labsorption limitée du produit, à des doses suprathérapeutiques de 50 mg ou plus de rivaroxaban, un effet de plafonnement sans augmentation supplémentaire de lexposition plasmatique moyenne est attendu.

Traitement

Lutilisation de charbon actif pourra être envisagée afin de limiter labsorption. Une absorption de charbon actif jusquà 8 heures après le surdosage peut encore réduire labsorption du rivaroxaban. Les mesures doivent être adaptées individuellement en fonction du degré de gravité et de la localisation de lhémorragie. Un traitement symptomatique adapté, p.ex. compression mécanique, intervention chirurgicale, remplissage vasculaire et correction hémodynamique, transfusion sanguine ou transfusion de produits sanguins, doit être envisagé.

Si les mesures ci-dessus ne suffisent pas à contrôler le saignement, ladministration dun des procoagulants suivants doit être envisagée:

·concentré du complexe de prothrombine (PCC)

·concentré du complexe de prothrombine activé (APCC)

·andexanet alpha (antidote spécifique des inhibiteurs du facteur Xa)

Lexpérience clinique avec lutilisation de ces produits chez les patients qui prennent du rivaroxaban nest cependant que très restreinte à lheure actuelle (voir rubrique «Pharmacodynamique»).

Aucun effet du sulfate de protamine ou de la vitamine K sur lactivité anticoagulante du rivaroxaban nest attendu. Il nexiste ni des raisons scientifiques ni des expériences qui parlent en faveur dun bénéfice potentiel de lutilisation dagents hémostatiques systémiques (desmopressine, aprotinine, p. ex.) chez les patients traités par le rivaroxaban. Lexpérience est limitée au sujet de lemploi dacide tranexamique. Il nexiste aucune expérience sur lutilisation de laprotinine ou de lacide aminocaproïque.

Étant donné la forte liaison du rivaroxaban aux protéines plasmatiques, le produit nest probablement pas dialysable.

Propriétés/Effets

Code ATC

B01AF01

Mécanisme d’action

Le rivaroxaban est un inhibiteur direct hautement sélectif du facteur Xa, doté dune biodisponibilité par voie orale. Lactivation du facteur X en facteur Xa (FXa) via voies intrinsèques et extrinsèques, joue un rôle central dans la cascade de coagulation sanguine. La prothrombine FXa est transformée en thrombine par le complexe prothrombinase, ce qui entraîne finalement la formation dun bouchon de fibrine et lactivation plaquettaire par la thrombine. Une molécule FXa peut générer plus de 1000 molécules de thrombine via la cascade de coagulation sanguine. De plus, le taux de réaction du FXa lié à la prothrombinase par rapport au FXa libre augmente de 300000 fois et provoque une augmentation massive de la formation de thrombine. Les inhibiteurs sélectifs du FXa peuvent stopper cette augmentation massive.

Pharmacodynamique

Une inhibition dose-dépendante de lactivité du FXa a été observée chez lhomme. Le temps de prothrombine (TP) est influencé par le rivaroxaban et lié à la concentration plasmatique de rivaroxaban (r = 0.98) lorsque la Neoplastin® est utilisée comme réactif. Des résultats différents pourraient être observés avec dautres réactifs.

Les tests chromogènes anti-facteur Xa destinés au dépistage des héparines sont influencés par le rivaroxaban. Des tests chromogènes anti-facteur-Xa avec des normes détalonnage spécifiques au rivaroxaban et des contrôles sont disponibles dans le commerce. Ils sont recommandés pour le dépistage sensible de leffet pharmacodynamique du rivaroxaban. Les valeurs du temps de céphaline activé (TCA) et du HepTest® sont également allongées de manière dose-dépendante. Ces tests ne sont toutefois pas recommandés pour évaluer les effets pharmacodynamiques du rivaroxaban.

Il nest pas nécessaire de surveiller les paramètres de coagulation pendant le traitement par rivaroxaban.

Efficacité clinique

Dans le cadre dune vaste étude de phase III (étude COMPASS), randomisée (1:1:1) effectuée en double aveugle, comportant 3 bras (rivaroxaban 2.5 mg deux fois par jour en association avec lAAS 100 mg une fois par jour, rivaroxaban 5 mg deux fois par jour ou AAS 100 mg une fois par jour), lefficacité et la sécurité demploi de rivaroxaban utilisé dans la prévention de laccident vasculaire cérébral, de linfarctus du myocarde ou du décès dorigine cardiovasculaire ont été évaluées chez 27395 patients présentant une MC (maladie coronarienne) ou une maladie artérielle périphérique (MAP, sténose de lartère carotide). Les patients atteints de MC âgés de moins de 65 ans devaient en complément présenter une athérosclérose documentée impliquant au moins deux lits vasculaires ou au moins deux autres facteurs de risque cardiovasculaire. Les patients prenant les traitements antithrombotiques suivants: bithérapie antiplaquettaire, autre traitement antiplaquettaire (nétant pas à base dAAS) ou traitement précédent par anticoagulant oral, étaient exclus de létude. Les patients présentant des antécédents connus daccident vasculaire cérébral ischémique, non lacunaire, survenu au cours du mois précédent, les patients présentant un accident vasculaire cérébral hémorragique ou lacunaire et les patients dialysés (clairance de la créatinine <15 ml/min) étaient exclus de létude COMPASS.

Les patients étaient suivis pendant une durée moyenne de 23 mois et une durée maximale de 3.9 ans. Lâge moyen des patients était de 68 ans; 21% des patients avaient ≥75 ans. Parmi les patients qui avaient été admis dans létude, 91% avaient une MC, 27% une maladie artérielle périphérique et 18% présentaient les deux. Chez les patients présentant une maladie artérielle périphérique, 49% souffraient dune claudication intermittente, 27% avaient subi un pontage périphérique ou une angioplastie transluminale percutanée périphérique, 26% présentaient une sténose de lartère carotide asymptomatique >50% et 5% avaient été amputés dune jambe ou dun pied en raison dune maladie vasculaire artérielle.

Le traitement par rivaroxaban 2.5 mg deux fois par jour en association avec de lAAS 100 mg une fois par jour était supérieur à une monothérapie dAAS 100 mg concernant le critère composite principal (accident vasculaire cérébral, infarctus du myocarde ou décès dorigine cardiovasculaire) (voir Tableau 1). Parallèlement, une augmentation significative dun facteur 1.7 des hémorragies majeures selon les critères modifiés de lISTH a été observée sous traitement par rivaroxaban 2.5 mg deux fois par jour en association avec de lAAS 100 mg une fois par jour (en comparaison avec une monothérapie dAAS 100 mg) (voir Tableau 2). Une augmentation significative des taux dincidence des événements hémorragiques à lissue mortelle, des hémorragies symptomatiques dans un organe critique non mortelles et des hémorragies intracrâniennes na pas été notée. Une amélioration du critère composite prédéfini pour le bénéfice clinique net (décès dorigine cardiovasculaire, infarctus du myocarde, accident vasculaire cérébral, hémorragies à issue mortelle ou hémorragies symptomatiques dans un organe critique) a été observée (RR 0.80; IC à 95% 0.70 – 0.91). Le taux dévénements dischémie aiguë des extrémités était réduit (RR 0.55; IC à 95% 0.32 – 0.92). Le nombre damputations pour des raisons cardiovasculaires était réduit (RR 0.48; IC à 95% 0.26 0.89). La mortalité globale avait également diminué chez les patients qui avaient été traités par rivaroxaban 2.5 mg deux fois par jour associé à lAAS 100 mg une fois par jour (RR 0.82; IC à 95% 0.71-0.96).

Tableau 1: Données defficacité de létude de phase III COMPASS

Population de létude

Patients présentant une MC et/ou une MAPa)

Posologie du traitement

Rivaroxaban 2.5 mg 2×/j en
association avec de l
AAS 100 mg 1×/j, N=9152
n (risque cum.
% sur 30 mois)b)

AAS 100 mg une fois par jour
N=9126

n (risque cum.
% sur 30 mois)b)

Hazard Ratio
(IC à 95%) valeur p
c)

Accident vasculaire cérébral, infarctus du myocarde ou décès dorigine cardiovasculaire

Tous les patients

379 (5.2%)

496 (7.2%)

0.76 (0.66;0.86)

p = 0.00004*

Uniquement les MC

253 (4.7%)

322 (6.1%)

0.74 (0.65;0.86)

Uniquement les MAP

32 (5.2%)

36 (6.1%)

0.89 (0.55;1.44)

MC et MAP

94 (7.2%)

138 (12.0%)

0.67 (0.52;0.87)

Âge

<65 ans

79 (5.3%)

126 (8.1%)

0.63 (0.48;0.84)

65 – 74 ans

179 (4.3%)

238 (6.0%)

0.74 (0.61;0.90)

≥75 ans

121 (7.5%)

132 (9.2%)

0.89 (0.69;1.14)

Accident vasculaire cérébral

Tous les patients

83 (1.2%)

142 (2.2%)

0.58 (0.44;0.76)

p = 0.00006

Âge

<65 ans

25 (1.8%)

32 (2.3%)

0.80 (0.47;1.35)

65 – 74 ans

35 (0.8%)

64 (1.8%)

0.54 (0.36;0.82)

≥75 ans

23 (1.5%)

46 (3.4%)

0.48 (0.29;0.79)

Infarctus du myocarde

Tous les patients

178 (2.5%)

205 (2.9%)

0.86 (0.70;1.05)

p = 0.14458

Âge

<65 ans

34 (2.4%)

51 (3.3%)

0.67 (0.43;1.03)

65 – 74 ans

97 (2.3%)

111 (2.8%)

0.87 (0.66;1.14)

≥75 ans

47 (2.9%)

43 (2.9%)

1.07 (0.71;1.63)

Décès dorigine cardiovasculaire

Tous les patients

160 (2.2%)

203 (2.9%)

0.78 (0.64;0.96)

p = 0.02053

Âge

<65 ans

29 (1.5%)

53 (3.6%)

0.56 (0.35;0.87)

65 – 74 ans

68 (1.7%)

89 (2.1%)

0.76 (0.55;1.04)

≥75 ans

63 (3.9%)

61 (4.2%)

1.00 (0.70;1.43)

Mortalité globale

313 (4.5%)

378 (5.6%)

0.82 (0.71;0.96)

p = 0.01062

a) Données pour lanalyse en intention de traiter, analyse primaire

b) Risque cum.: Incidence cumulée (risque dincidence) (estimation de Kaplan-Meier) après 30 mois

c) vs AAS 100 mg; valeur de p selon le test du Log-Rank

* La réduction pour le critère principal defficacité était statistiquement supérieure. Valeur p nominale significative pour p <0.05.

2×/j: 2 fois par jour, 1×/j: 1 fois par jour, IC: intervalle de confiance

Tableau 2: Données de sécurité demploi de létude de phase III COMPASS

Population de létude

Patients présentant une MC et/ou une MAPa)

Posologie du traitement

Rivaroxaban 2.5 mg 2×/j en association avec de lAAS 100 mg 1×/j, N=9152 n (risque cum. % sur 30 mois) b)

AAS 100 mg 1×/j N=9126 n (risque cum. % sur 30 mois) b)

Hazard ratio (IC à 95%) Valeur p c)

Hémorragies majeures selon les critères modifiés ISTH

288 (3.9%)

170 (2.5%)

1.70
(1
.40;2.05)

p <0.00001

· Événement hémorragique à issue mortelle

15 (0.2%)

10 (0.2%)

1.49
(0
.67;3.33)

p = 0.32164

· Hémorragies symptomatiques dans un organe critique non mortelles

63 (0.9%)

49 (0.7%)

1.28
(0
.88;1.86)

p = 0.19679

· Hémorragies conduisant à une hospitalisation (non mortelles, pas dans un organe critique, ne nécessitant pas de réopération)

208 (2.9%)

109 (1.6%)

1.91
(1
.51;2.41)

p <0.00001

Hémorragies gastro-intestinales majeures

140 (2.0%)

65 (1.1%)

2.15
(1
.60;2.89)

p <0.00001

Événements hémorragiques intracrâniens majeurs

28 (0.4%)

24 (0.3%)

1.16
(0
.67;2.00)

p = 0.59858

a) Données pour lanalyse en intention de traiter, analyse primaire

b) Risque cum.: Incidence cumulée (risque dincidence) (estimation de Kaplan-Meier) après 30 mois

c) vs AAS 100 mg; valeur de p selon le test du Log-Rank

2×/j: 2 fois par jour, 1×/j: 1 fois par jour, IC: intervalle de confiance

Durant létude de phase III VOYAGER PAD réalisée en double aveugle, 6564 patients ayant récemment subi une procédure de revascularisation des membres inférieurs (intervention chirurgicale ou endovasculaire, y compris interventions hybrides) pour MAP (maladie artérielle péripherique) manifeste ont été randomisés selon un rapport de 1:1 dans lun des deux groupes de traitement antithrombotique: association de rivaroxaban 2.5 mg deux fois par jour et dAAS 100 mg une fois par jour ou traitement par AAS 100 mg une fois par jour seul. Les patients pouvaient recevoir en plus une dose standard de clopidogrel une fois par jour pendant 6 mois. La durée de suivi moyenne était de 24 mois, avec un maximum de 4.1 années. Lâge moyen des patients randomisés était de 67 ans et 17% de la population étaient de patients >75 ans).

Conformément aux données issues du sous-groupe MAP de létude COMPASS, lassociation de rivaroxaban 2.5 mg deux fois par jour et dAAS 100 mg une fois par jour était supérieure au traitement par AAS 100 mg seul concernant le critère dévaluation primaire combiné (infarctus du myocarde, AVC ischémique, décès dorigine cardiovasculaire, ischémie périphérique aiguë et amputations majeures détiologie vasculaire). Dans la population MAP après intervention de létude VOYAGER PAD, cet effet était principalement dû à la prévention dévénements récurrents dischémie périphérique aiguë des membres.

Tableau 3: Données defficacité de létude VOYAGER PAD (population en intention de traiter) et de létude COMPASS (population MAP)

 

VOYAGER-PAD

COMPASS (sous-groupe MAP)

 

Rivaroxaban

N = 3286

Placebo

N = 3278

Hazard ratio (IC à 95%)*
Valeur p

Rivaroxaban

N = 2492

Placebo

N = 2504

Hazard ratio

(IC à 95%)*

 

Taux dévénement

(%/an)

Taux dévénement

(%/an)

Critère defficacité composite (événements thrombotiques vasculaires majeurs)

6.8

8.0

0.85 (0.76, 0.96)

p = 0.0085

3.4

4.8

0.71 (0.57, 0.87)

Infarctus du myocarde

1.7

1.9

0.88 (0.70, 1.12)

1.1

1.5

0.76 (0.53, 1.09)

Accident vasculaire cérébral ischémique§

0.9

1.0

0.87 (0.63, 1.19)

0.5

0.9

0.55 (0.33, 0.93)

Décès dorigine cardiovasculaire

2.5

2.2

1.14 (0.93, 1.40)

1.4

1.7

0.82 (0.59, 1.14)

Ischémie aiguë des extrémités

2.0

3.0

0.67 (0.55, 0.82)

0.4

0.8

0.56 (0.32, 0.99)

Amputation majeure détiologie vasculaire #

1.3

1.5

0.89 (0.68, 1.16)

0.2

0.6

0.40 (0.20, 0.79)

Mortalité globale

4.0

3.7

1.08 (0.92, 1.27)

2.8

3.1

0.91 (0.72, 1.16)

Les critères defficacité dans la population des patients présentant une MAP de létude COMPASS sont – dans tous les cas où ceci est possible - analysés selon les critères préspécifiés de létude VOYAGER. La population MAP de létude COMPASS comprend tous les patients présentant une MAP de létude COMPASS (patients présentant une MAP non associée à une MC et patients présentant une MAP associée à une MC).

* Rivaroxaban vs placebo

Valeur p bilatérale

Événement thrombotique vasculaire majeur comprenant les composantes: infarctus du myocarde, accident vasculaire cérébral ischémique, décès dorigine cardiovasculaire, ischémie aiguë des extrémités et amputation majeure détiologie vasculaire.

§ Laccident vasculaire cérébral ischémique dans létude VOYAGER comprend laccident vasculaire cérébral détiologie incertaine/inconnue, tandis que dans létude COMPASS il comprend uniquement laccident vasculaire cérébral ischémique.

Le décès dorigine cardiovasculaire comprend le décès suite à une maladie coronarienne ou le décès dautres étiologies cardiovasculaires ou larrêt cardiaque subit et le décès dorigine inconnue.

# Événements adjudiqués dans létude VOYAGER et événements déclarés par les investigateurs dans létude COMPASS

IC = intervalle de confiance, MAP = maladie artérielle périphérique

Dans une analyse en sous-groupes prédéfinis selon la procédure de revascularisation utilisée, cest-à-dire la revascularisation chirurgicale (HR [IC à 95%]: 0.79 [0.66-0.95]) et la revascularisation endovasculaire avec clopidogrel (HR [IC à 95%]: 0.86 [0.72-1.04]) ou sans clopidogrel (HR [IC à 95%]: 0.98 [0.74-1.29]), les différences numériques observées concernant le critère defficacité primaire étaient minimes (pinteraction=0.4419).

Le critère principal de sécurité en termes dévénements hémorragiques graves TIMI était numériquement supérieur chez les patients traités par le rivaroxaban et lAAS (HR 1.43; IC à 95% 0.97;2.10) avec des taux comparables dhémorragies mortelles ou dhémorragies intracrâniennes.

Pharmacocinétique

Absorption

Le rivaroxaban est rapidement absorbé. La concentration plasmatique maximale (Cmax) est atteinte au bout de 2-4 heures après ladministration orale.

Le rivaroxaban 2.5 mg est presque complètement résorbé par voie orale et la biodisponibilité orale du comprimé pelliculé à 2.5 mg est élevée (80–100%), indépendamment dune prise à jeun ou après un repas.

La variabilité interindividuelle (CV%) des caractéristiques pharmacocinétiques du rivaroxaban de près de 30% à 40% une fois létat déquilibre atteint (4-5 jours) est considérée comme modérée.

Labsorption du rivaroxaban varie en fonction du lieu de la libération du principe actif dans le tractus gastro-intestinal. Lorsque le rivaroxaban est libéré par des granulés à lextrémité proximale de lintestin grêle, une AUC réduite de 29% et une Cmax réduite de 56% par rapport aux comprimés pelliculés pris par voie orale ont été constatées. Lexposition au principe actif a également été réduite lorsque la libération sest faite à lextrémité distale de lintestin grêle ou au niveau de la partie ascendante du côlon. Cest pourquoi ladministration de rivaroxaban par sonde gastrique dans un site distal par rapport à lestomac devrait être évitée car cela résulte en une diminution de la résorption du principe actif et, par conséquent, en une réduction de lexposition au principe actif.

Distribution

Le niveau de liaison aux protéines plasmatiques chez lhomme est élevé, environ 92% à 95%, la liaison se faisant essentiellement avec lalbumine. Le volume de distribution est modéré: le Vss est denviron 50 litres.

Métabolisme

Le rivaroxaban sous forme inchangée est le principal composant retrouvé dans le plasma humain, aucun métabolite majeur ou actif nétant présent dans la circulation. Le rivaroxaban subit une dégradation par voie métabolique (2/3 de la dose administrée environ) et également par élimination directe sous forme inchangée (1/3 environ). La métabolisation du rivaroxaban se déroule via le CYP3A4, CYP2J2 et des mécanismes indépendants des CYP. La dégradation par oxydation de la fraction morpholinone et lhydrolyse des liaisons amides sont les principaux points de biotransformation. Avec une clairance systémique de lordre de 10 l/h, le rivaroxaban est un principe actif caractérisé par une faible clairance. Le rivaroxaban a été éliminé du plasma avec une demi-vie terminale de 5 à 9 heures chez des sujets jeunes, chez les sujets âgés avec une demi-vie terminale de 11 à 13 heures.

Élimination

Lexcrétion du rivaroxaban et de ses métabolites passe à la fois par voie rénale et entérale. Le rivaroxaban est éliminé (environ 1/3) sous forme inchangée via sécrétion active par les urines. Daprès les études in vitro, le rivaroxaban est un substrat des protéines de transport P-gp (glycoprotéine P) et BCRP (breast cancer resistance protein, protéine de résistance au cancer du sein).

Cinétique pour certains groupes de patients

Troubles de la fonction hépatique

Chez les patients atteints dinsuffisance hépatique légère (Child Pugh A), les modifications des caractéristiques pharmacocinétiques du rivaroxaban observées étaient mineures (multiplication par 1.2 en moyenne de lAUC du rivaroxaban) et aucune différence significative na été constatée par rapport aux volontaires sains en ce qui concerne la pharmacodynamique.

Chez les patients (données limitées) atteints dinsuffisance hépatique modérée (Child Pugh B), lAUC moyenne du rivaroxaban a été multipliée significativement par 2.3 par rapport aux volontaires sains et linhibition totale de lactivité du facteur Xa a été augmentée dun facteur 2.6; lallongement du TP a connu une augmentation similaire (multiplié par 2.1).

On ne dispose pas de données cliniques chez les patients présentant une insuffisance hépatique sévère (Child Pugh C).

Troubles de la fonction rénale

Il a été observé un lien inverse entre laugmentation de lexposition au rivaroxaban et la diminution de la fonction rénale évaluée par la mesure de la clairance de la créatinine (ClCr). En cas dinsuffisance rénale légère (ClCr de 50 à 80 ml/min), modérée (ClCr de 30 à 50 ml/min) ou sévère (ClCr <30 ml/min), les concentrations plasmatiques du rivaroxaban (AUC) ont été multipliées respectivement par 1.4, 1.5 et 1.6. Les augmentations correspondantes des effets pharmacodynamiques ont été plus marquées. En cas dinsuffisance rénale légère, modérée ou sévère, linhibition globale de lactivité du facteur Xa a été augmentée respectivement dun facteur 1.5, 1.9 et 2.0; lallongement du TP a connu une augmentation similaire (multiplié respectivement par 1.3, 2.2 et 2.4).

Patients âgés (>65 ans)

Des concentrations plasmatiques plus élevées ont été observées chez les patients âgés par rapport à des patients plus jeunes, avec une AUC moyenne environ 1.5 fois supérieure, principalement en raison de la réduction de la clairance totale (apparente) et rénale. Un ajustement posologique nest pas nécessaire.

Sexe

Aucune différence cliniquement pertinente na été notée entre les hommes et les femmes quant aux caractéristiques pharmacocinétiques et pharmacodynamiques.

Poids corporel

Les poids extrêmes (<50 kg ou >120 kg) nont eu quune incidence mineure sur les concentrations plasmatiques du rivaroxaban (moins de 25%). Un ajustement posologique nest pas nécessaire.

Différences interethniques

Aucune différence interethnique cliniquement pertinente na été relevée en ce qui concerne les caractéristiques pharmacocinétiques et pharmacodynamiques du rivaroxaban.

Données précliniques

Sur la base des études conventionnelles de sécurité pharmacologique, de toxicité en administration unique, de toxicité en administration répétée, de génotoxicité, de toxicité sur la reproduction et de phototoxicité, les données précliniques ne permettent pas didentifier de dangers particuliers pour lêtre humain.

Pharmacologie de sécurité

Dans des études portant sur la sécurité pharmacologique, le rivaroxaban na montré aucun effet négatif sur le système cardiovasculaire et respiratoire, le système nerveux central ainsi que sur la fonction rénale et gastro-intestinale (doses allant jusquà 30 mg/kg). Des études cardiovasculaires menées in vitro et in vivo nont fourni aucun indice dun potentiel arythmogène du rivaroxaban.

Mutagénicité

Des études de génotoxicité (test dAmes, test de cytogénétique in vitro et test micronucléique sur la souris) nont montré aucun résultat négatif.

Toxicité sur la reproduction

Des essais sur la toxicité de reproduction menés sur des rats avec une dose allant jusquà 200 mg/kg de rivaroxaban nont eu aucun effet sur la fertilité masculine et féminine. Des études sur la toxicité de développement ont montré chez le rat à partir dune dose de 10 mg/kg de rivaroxaban et chez le lapin à partir dune dose de 2.5 mg/kg de rivaroxaban une toxicité embryonnaire ainsi que des effets sur le placenta attribués essentiellement à une augmentation de la tendance hémorragique. Des indices dun effet tératogène primaire nont pas été constatés.

Carcinogénicité

Des études portant sur la carcinogénicité menées sur des souris et des rats pendant deux ans avec une dose maximale de 60 mg/kg/jour de rivaroxaban nont fourni aucun indice dun potentiel carcinogène.

Autres données

Un test de phototoxicité in vitro (test 3T3) na révélé aucun risque pour lutilisation thérapeutique prévue de rivaroxaban.

Remarques particulières

Stabilité

Le médicament ne doit pas être utilisé au-delà de la date figurant après la mention «EXP» sur le récipient.

Remarques particulières concernant le stockage

Ne pas conserver au-dessus de 25 °C, dans lemballage dorigine et hors de la portée des enfants.

Numéro d’autorisation

68021 (Swissmedic).

Présentation

Rivaroxaban NOBEL vascular: 56 et 196 (2x98) comprimés pelliculés [B].

Titulaire de l’autorisation

NOBEL Pharma Schweiz AG, Risch.

Mise à jour de l’information

Mai 2025