DuoResp® Spiromax® 320 µg/9 µg, poudre pour inhalation

Teva Pharma AG

L’efficacité et la sécurité de DuoResp Spiromax 320 µg/9 µg, poudre pour inhalation n’ont été que sommairement contrôlées par Swissmedic. L’autorisation de DuoResp Spiromax 320 µg/9 µg, poudre pour inhalation repose sur celle de DuoResp Spiromax 320 µg/9 µg, poudre pour inhalation, qui contient les mêmes principes actifs, est autorisé en Allemagne et dont l’information a été mise à jour en juillet 2024.

Composition

Principes actifs

Budésonide et fumarate de formotérol dihydraté.

Excipients

Lactose monohydraté.

Chaque dose contient environ 10 mg de lactose.

Forme pharmaceutique et quantité de principe actif par unité

Poudre pour inhalation.

Poudre blanche.

Chaque dose délivrée à la sortie de l'embout buccal contient 320 µg de budésonide et 9 µg de fumarate de formotérol dihydraté.

Cela est équivalent à une dose mesurée contenant 400 µg de budésonide et 12 µg de fumarate de formotérol dihydraté.

Indications/Possibilités d’emploi

Asthme

DuoResp Spiromax est indiqué chez les adultes et les adolescents (12 ans et plus) dans le traitement continu de l'asthme, lorsque l'administration d'une association d'un corticostéroïde inhalé et d'un agoniste β2-adrénergique à longue durée d'action est indiquée:

·chez les patients insuffisamment contrôlés par des corticostéroïdes inhalés et la prise d'agonistes β2-adrénergiques à courte durée d'action par voie inhalée «à la demande».

·ou chez les patients qui sont déjà suffisamment contrôlés par des corticostéroïdes inhalés et des agonistes β2-adrénergiques à longue durée d'action.

BPCO

DuoResp Spiromax est indiqué chez les adultes (18 ans et plus), dans le traitement symptomatique de la BPCO associée à un volume expiratoire maximal par seconde (VEMS) (mesuré après administration d'un bronchodilatateur) <70% de la valeur théorique chez les patients présentant des antécédents d'exacerbations répétées et des symptômes significatifs malgré un traitement continu par bronchodilatateur à longue durée d'action.

Posologie/Mode d’emploi

Les patients doivent être informés de la nécessité d'employer DuoResp Spiromax en continu, c'est-à-dire aussi lors des phases asymptomatiques, afin d'obtenir un bénéfice thérapeutique optimal.

Asthme

DuoResp Spiromax ne doit pas être utilisé pour l'initiation d'un traitement de l'asthme.

DuoResp Spiromax n'est pas un traitement approprié pour le patient adulte ou adolescent présentant un asthme léger.

La posologie de DuoResp Spiromax est individuelle et doit être adaptée à la sévérité de la maladie. Il convient d'en tenir compte non seulement à l'initiation d'un traitement comportant une association de médicaments, mais également lors de l'adaptation de la dose d'entretien. Si un patient a besoin d'une association à des doses différentes de celles qui sont disponibles dans l'inhalateur contenant l'association, des doses appropriées d'agonistes β2-adrénergiques et/ou de corticostéroïdes en inhalateurs individuels devront être prescrites.

Les patients doivent être informés et surveillés de manière adéquate en cas de changement de médicament.

Une fois les symptômes de l'asthme contrôlés, une réduction progressive de la dose de DuoResp Spiromax peut être envisagée. L'état des patients doit être régulièrement réévalué par un médecin de façon à ce que la dose de DuoResp Spiromax reste optimale. La dose doit être ajustée à la dose la plus faible permettant d'obtenir un contrôle efficace des symptômes. Si la dose est réduite, il est important de contrôler régulièrement les patients. Il est recommandé de diminuer progressivement la dose lorsque le traitement doit être arrêté. Le traitement ne devrait pas être arrêté brusquement.

S'il est nécessaire de diminuer la posologie à une dose plus faible que celle qui est disponible avec DuoResp Spiromax, il est recommandé de passer à une autre association fixe de budésonide et de fumarate de formotérol contenant une dose plus faible du corticostéroïde inhalé. Lorsque le contrôle à long terme des symptômes est obtenu à la dose minimale recommandée, l'étape suivante peut consister à utiliser un corticostéroïde inhalé en monothérapie.

Il convient de conseiller aux patients de toujours avoir à disposition un inhalateur contenant un bronchodilatateur à action rapide distinct pour une administration d'urgence.

Doses recommandées:

Adultes (18 ans et plus): 1 inhalation deux fois par jour. Certains patients peuvent nécessiter jusqu'à 2 inhalations deux fois par jour au maximum.

Adolescents (12 ans et plus): 1 inhalation deux fois par jour.

Les patients doivent être réévalués régulièrement par leur médecin afin que la dose de DuoResp Spiromax reste optimale. La dose doit être ajustée à la dose minimale permettant un contrôle efficace des symptômes. Lorsque le contrôle à long terme des symptômes est obtenu à la dose minimale recommandée, l'étape suivante peut consister à utiliser un corticostéroïde inhalé en monothérapie.

Une réduction à la dose minimale efficace peut également impliquer, lorsque les symptômes sont contrôlés par la posologie habituelle de deux doses quotidiennes, de réduire les prises à une dose par jour de DuoResp Spiromax si le médecin considère qu'un bronchodilatateur à longue durée d'action est toujours nécessaire pour contrôler les symptômes.

L'augmentation de l'utilisation d'un bronchodilatateur à action rapide distinct indique une aggravation de la maladie sous-jacente et nécessite une réévaluation du traitement de l'asthme.

DuoResp Spiromax 320 microgrammes/9,0 microgrammes doit être utilisé en traitement d'entretien uniquement. Des dosages plus faibles de DuoResp Spiromax sont disponibles pour le traitement d'entretien et à la demande.

BPCO

Doses recommandées:

Adultes (18 ans et plus):

1 inhalation deux fois par jour

Groupes de patients particuliers:

Patients âgés (65 ans et plus)

Il n'y a pas d'exigence spécifique relative à la posologie chez les patients âgés.

Patients présentant des troubles de la fonction rénale ou hépatique

Aucune donnée n'est disponible concernant l'utilisation d'une association à doses fixes de budésonide et de fumarate de formotérol dihydraté chez les patients présentant des troubles de la fonction rénale ou hépatique. Le budésonide et le formotérol sont principalement éliminés par métabolisation hépatique, en conséquence, des taux sériques élevés sont attendus chez les patients présentant une cirrhose sévère du foie. Ces patients doivent faire l'objet d'une surveillance étroite.

Enfants et adolescents

La sécurité et l'efficacité de DuoResp Spiromax pour les enfants âgés de moins de 12 ans ne sont pas établies. Aucune donnée n'est disponible.

L'utilisation de ce médicament chez les enfants de moins de 12 ans n'est pas recommandée.

Mode d'administration

Voie inhalée uniquement.

Spiromax est un inhalateur actionné par l'inspiration, ce qui signifie que les substances actives sont délivrées dans les voies aériennes lorsque le patient inhale à travers l'embout buccal. Il a été montré que les patients présentant un asthme modéré à sévère ont un débit inspiratoire suffisant pour que Spiromax délivre la dose thérapeutique (voir «Propriétés/Effets»).

DuoResp Spiromax doit être utilisé correctement pour être efficace. Ainsi, il convient de conseiller aux patients de lire attentivement la notice d'emballage et de suivre les instructions d'utilisation détaillées dans cette dernière.

L'utilisation de DuoResp Spiromax consiste en trois étapes: ouverture, inspiration et fermeture (voir description ci-dessous).

Ouverture: Tenir Spiromax avec le capuchon de l'embout buccal vers le bas et rabattre l'embout buccal vers le bas pour l'ouvrir complètement jusqu'à entendre un clic.

Inspiration: Placer l'embout buccal entre les dents et placer les lèvres autour de l'embout buccal, ne pas mordre l'embout buccal de l'inhalateur. Inspirer profondément à travers l'embout buccal. Retirer Spiromax de la bouche en bloquant l'inspiration pendant 10 secondes ou aussi longtemps que cela est possible sans gêne.

Fermeture: Expirer doucement et rabattre le capuchon de l'embout buccal pour le fermer.

Il est également important d'informer les patients de ne pas agiter l'inhalateur avant utilisation, de ne pas souffler dans Spiromax, et de ne pas obstruer les aérations du dispositif lorsqu'ils préparent l'étape d'«inspiration».

Les patients doivent également rincer leur bouche avec de l'eau après l'inhalation (voir «Mises en garde et précautions»).

En raison de la présence de l'excipient lactose, il est possible que le patient perçoive un goût en utilisant DuoResp Spiromax.

Pour des raisons d'hygiène, essuyer l'extérieur de l'embout buccal une fois par semaine avec un linge sec et propre. Ne jamais utiliser d'eau pour nettoyer l'embout buccal.

Contre-indications

Hypersensibilité aux principes actifs ou à l'un des excipients mentionnés à la rubrique «Composition».

Tachyarythmie, bloc auriculo-ventriculaire du 3e degré.

Mises en garde et précautions

Il faut informer les patients de toujours avoir sur eux leur médicament d'urgence pour pouvoir faire face à une crise asthmatique. En cas de détresse respiratoire s'aggravant rapidement et si des inhalations supplémentaires ne conduisent pas rapidement à une amélioration suffisante, le patient doit consulter un médecin ou se rendre à l'hôpital le plus proche. Une utilisation accrue de bronchodilatateurs à action rapide indique une détérioration de la maladie sous-jacente et exige une réévaluation du traitement.

Une vaste étude américaine contrôlée par placebo a évalué la sécurité du salmétérol, un autre agoniste β2 à longue durée d'action, ou d'un placebo, en complément du traitement habituel. Cette étude a montré que le taux de décès dus à l'asthme était plus élevé chez les patients sous salmétérol que chez les patients sous placebo (13/13'176 [0,10%] contre 3/13'179 [0,02%]). Toutefois, il n'existe pas d'études concernant la fréquence des décès dus à l'asthme chez des patients traités par le formotérol, un des principes actifs de DuoResp Spiromax. Il est cependant possible que l'augmentation du risque de mortalité due à l'asthme, constatée sous traitement par le salmétérol, corresponde à un effet de classe des agonistes β2 à longue durée d'action, y compris le formotérol.

Il convient de rappeler aux patients de prendre leur dose d'entretien de DuoResp Spiromax conformément à la prescription, même en l'absence de symptômes. L'utilisation de DuoResp Spiromax en prophylaxie, par exemple avant un effort physique, n'a pas été étudiée. Les inhalations de DuoResp Spiromax en traitement à la demande doivent être utilisées pour soulager les symptômes de l'asthme, mais ne conviennent pas à une utilisation prophylactique régulière, par exemple avant un effort physique. Si le patient a fréquemment besoin d'un bronchodilatateur sans avoir pour autant besoin d'une dose plus importante de corticostéroïde inhalé, un autre traitement à la demande doit être utilisé.

Détérioration de la maladie

Des effets indésirables et exacerbations sévères liés à l'asthme peuvent survenir pendant le traitement par DuoResp Spiromax. Les patients doivent poursuivre le traitement, mais consulter un médecin si les symptômes de l'asthme ne sont pas contrôlés ou s'aggravent après l'initiation de DuoResp Spiromax.

Les patients doivent consulter un médecin s'ils jugent le traitement inefficace ou s'ils dépassent la dose maximale recommandée de DuoResp Spiromax (voir «Posologie/Mode d'emploi»). Une détérioration soudaine et progressive du contrôle des symptômes de l'asthme ou de la BPCO peut engager le pronostic vital du patient et, par conséquent, nécessite de consulter un médecin en urgence. Dans ces circonstances, une supplémentation par des corticostéroïdes oraux ou une antibiothérapie en cas d'infection doit être envisagée.

Le traitement par DuoResp Spiromax ne doit pas être instauré pendant une exacerbation ou si le patient présente une aggravation ou une dégradation aiguë de son asthme.

Effets systémiques

La corticothérapie inhalée peut induire des effets systémiques, en particulier, lors des traitements à fortes doses au long cours. La survenue de ces effets demeure cependant beaucoup moins probable qu'au cours d'une corticothérapie orale.

Les effets systémiques possibles incluent notamment un syndrome de Cushing, des symptômes cushingoïdes, une freination de la fonction surrénalienne, un retard de croissance chez l'enfant et l'adolescent, une diminution de la densité minérale osseuse, une cataracte, et un glaucome. Des effets psychologiques ou des troubles du comportement, incluant hyperactivité psychomotrice, troubles du sommeil, anxiété, dépression ou agressivité, peuvent survenir dans de rares cas (en particulier chez les enfants) (voir «Effets indésirables»). Il est donc important de prescrire le corticostéroïde inhalé à la dose minimale efficace qui permet de maintenir un contrôle satisfaisant.

Troubles visuels

Des troubles visuels peuvent apparaître lors d'une corticothérapie par voie systémique ou topique. En cas de vision floue ou de tout autre trouble visuel apparaissant au cours d'une corticothérapie, un examen ophtalmologique est requis à la recherche notamment d'une cataracte, d'un glaucome ou d'une maladie oculaire plus rare, telle qu'une choriorétinopathie séreuse centrale, signalé après l'administration de corticostéroïdes par voie systémique ou locale.

Effets sur la densité osseuse

Les effets potentiels sur la densité osseuse doivent être pris en compte, en particulier chez les patients prenant des doses élevées pendant des périodes prolongées et présentant des facteurs de risque supplémentaires d'ostéoporose.

Les études à long terme sur le budésonide inhalé menées chez des adultes à des doses de 800 µg (dose mesurée) par jour n'ont pas montré d'effets significatifs sur la densité minérale osseuse. Aucune information n'est disponible sur l'effet d'une association à dose fixe de budésonide/fumarate de formotérol dihydraté à des doses plus élevées.

Fonction surrénalienne

Le traitement complémentaire par corticostéroïde systémique ou par budésonide inhalé ne doit pas être interrompu brusquement.

L'administration prolongée de doses élevées de corticostéroïdes par voie inhalée, notamment à des doses supérieures à celles recommandées, peut également provoquer une inhibition de la fonction surrénalienne. Par conséquent, une corticothérapie systémique de supplémentation doit être envisagée lors des périodes de stress telles que des infections sévères ou lorsqu'une intervention chirurgicale est programmée. La diminution rapide de la dose de corticostéroïdes peut entraîner une insuffisance surrénalienne aiguë. Le tableau clinique d'une insuffisance surrénalienne aiguë est non spécifique, mais peut inclure une anorexie, des douleurs abdominales, une perte de poids, une fatigue, des céphalées, des nausées, des vomissements, une altération de la conscience, des crises convulsives, une hypotension et une hypoglycémie.

Bronchospasme paradoxal

Un bronchospasme paradoxal peut apparaître, se manifestant par une augmentation du sifflement bronchique («wheezing») et une dyspnée immédiatement après l'utilisation. Si le patient présente un bronchospasme paradoxal, DuoResp Spiromax doit être arrêté immédiatement. Le patient doit être réévalué et, si nécessaire, un autre traitement doit être instauré. Le bronchospasme paradoxal répond au bronchodilatateur inhalé à action rapide et doit être traité immédiatement (voir «Effets indésirables»).

Transition à partir d'un traitement oral

Il convient d'être prudent lors de l'instauration d'un traitement par l'association à dose fixe de budésonide/fumarate de formotérol, chez des patients ayant un risque d'inhibition de la fonction surrénalienne en raison d'une corticothérapie systémique antérieure.

L'instauration d'un traitement par le budésonide inhalé a l'avantage de réduire le recours à des corticostéroïdes oraux. Cependant, le risque de diminution de la réserve surrénalienne peut persister pendant une durée considérable chez les patients anciennement traités par des corticostéroïdes oraux. La normalisation de la fonction surrénalienne pouvant intervenir longtemps après l'arrêt de la corticothérapie orale, le risque de diminution de la réserve surrénalienne peut persister pendant une période prolongée chez les patients corticodépendants passés des corticostéroïdes oraux au budésonide inhalé. Dans ce contexte, la fonction de l'axe hypothalamo-hypophyso-surrénalien (HHS) doit faire l'objet d'une surveillance régulière.

Lors du relais d'une corticothérapie par voie orale par l'association à dose fixe de budésonide/fumarate de formotérol inhalé, une diminution de l'action systémique de la corticothérapie peut se traduire par la réapparition de symptômes allergiques ou inflammatoires, tels qu'une rhinite, un eczéma, des arthralgies et des douleurs musculaires. Un traitement spécifique de ces troubles doit être instauré. Une insuffisance globale en glucocorticoïde doit être soupçonnée dans les rares cas où des symptômes tels que fatigue, céphalées, nausées et vomissements sont observés. Dans ces cas, il est alors parfois nécessaire d'augmenter temporairement la dose de glucocorticoïdes oraux.

Lors du relais d'une corticothérapie systémique par un traitement inhalé, des allergies (p.ex. rhinite ou eczéma) ayant disparu sous l'influence de la corticothérapie systémique peuvent réapparaître. Les symptômes de ces allergies doivent être traités par des antihistaminiques et/ou par des préparations topiques.

Dans de rares cas, une maladie sous-jacente, associée à une éosinophilie (p.ex. syndrome de Churg-Strauss) risque d'apparaître à la suite d'une corticothérapie inhalée. Ces cas ont habituellement été mis en rapport avec l'arrêt d'une corticothérapie systémique ou avec sa réduction posologique. Une relation directe de cause à effet n'a pas pu être établie.

Les enfants sous immunosuppresseurs sont davantage sujets aux maladies infectieuses que les enfants sains. La varicelle et la rougeole peuvent par exemple connaître une évolution sévère, parfois même fatale, chez les enfants sous corticostéroïdes. Une prudence particulière est de rigueur pour éviter une exposition aux virus en question chez ces enfants et chez les adultes non immunisés. En cas d'exposition, un traitement par des immunoglobulines varicelle-zona ou un mélange d'immunoglobulines par voie intraveineuse doit être pris en considération. En présence de signes d'infection par la varicelle, un traitement antiviral doit être envisagé.

Le traitement antiasthmatique doit être poursuivi en cas d'infection virale des voies respiratoires supérieures. Chez les patients connaissant une détérioration rapide de leur asthme en cas d'infection virale des voies respiratoires, une corticothérapie orale de courte durée doit être envisagée.

Infections buccales

Il convient de conseiller aux patients de se rincer la bouche avec de l'eau après chaque inhalation afin de limiter au maximum le risque de candidose oropharyngée. En cas d'infection oropharyngée, les patients doivent également se rincer la bouche avec de l'eau après les inhalations supplémentaires prises à la demande pour soulager les symptômes (voir «Posologie/Mode d'emploi»).

Enfants et adolescents

Il est recommandé de régulièrement surveiller la croissance des enfants recevant un traitement prolongé par des corticostéroïdes inhalés. Si un ralentissement de la croissance est observé, le traitement doit être réévalué dans le but de diminuer la dose de corticostéroïdes inhalés à la dose la plus faible permettant de contrôler l'asthme, si possible. Il convient d'évaluer avec rigueur le bénéfice de la corticothérapie face au risque éventuel de ralentissement de la croissance. En outre, il peut être envisagé de solliciter l'avis d'un pneumopédiatre.

Les données limitées provenant d'études à long terme suggèrent que la plupart des enfants et des adolescents traités par le budésonide inhalé atteindront leur taille adulte. Cependant, une réduction légère, mais transitoire de la croissance, généralement au cours de la première année de traitement, a été observée (1 cm environ).

Patients présentant une BPCO

Aucune étude clinique n'est disponible concernant l'utilisation de DuoResp Spiromax chez les patients présentant une BPCO avec un VEMS >50% de la valeur normale attendue avant bronchodilatation et un VEMS <70% de la valeur normale attendue après bronchodilatation (voir «Propriétés/Effets»).

Pneumonie

Une augmentation de l'incidence des pneumonies, y compris celles nécessitant une hospitalisation, a été observée chez les patients présentant une BPCO et recevant une corticothérapie inhalée. Bien que cela ne soit pas formellement démontré dans toutes les études, ce risque semble augmenter avec la dose de corticostéroïdes.

Il n'existe aucune preuve clinique claire démontrant des différences dans le risque de pneumonie au sein de la classe des corticostéroïdes inhalés.

Il convient de rester vigilant chez les patients présentant une BPCO, les symptômes de pneumonie pouvant s'apparenter aux manifestations cliniques d'une exacerbation de BPCO.

Le tabagisme actuel, un âge avancé, un faible indice de masse corporelle (IMC) ainsi que la sévérité de la BPCO sont des facteurs de risque de pneumonie.

Interactions médicamenteuses

Le traitement concomitant par itraconazole, ritonavir ou autres inhibiteurs puissants du CYP3A4 doit être évité (voir «Interactions»). Si l'on ne peut l'éviter, il faut allonger au maximum l'intervalle entre l'administration des médicaments susceptibles d'interagir. L'association à dose fixe de budésonide/fumarate de formotérol est déconseillée chez les patients utilisant des inhibiteurs puissants du CYP3A4.

Précautions en cas de maladies particulières

Une association à dose fixe de budésonide/fumarate de formotérol dihydraté doit être administrée avec précaution aux patients atteints de thyréotoxicose, de phéochromocytome, de diabète sucré, d'infarctus du myocarde, d'épilepsie, d'hypokaliémie non traitée, de cardiomyopathie obstructive hypertrophique, de sténose aortique sous valvulaire idiopathique, d'hypertension artérielle sévère, d'anévrisme ou de tout autre trouble cardiovasculaire sévère, tel qu'une cardiopathie ischémique ou une insuffisance cardiaque sévère.

La prudence s'impose lors du traitement de patients présentant un allongement de l'intervalle QTc. Le formotérol lui-même peut induire un tel allongement.

La dose et les besoins en corticostéroïdes inhalés doivent être réévalués chez les patients atteints de tuberculose pulmonaire active ou latente, d'infection fongique ou virale des voies respiratoires.

Des contrôles supplémentaires de la glycémie doivent être envisagés chez les patients diabétiques.

Agonistes β2-adrénergiques

Des doses élevées d'agonistes β2-adrénergiques peuvent induire une hypokaliémie potentiellement sévère. L'association d'un traitement par des agonistes β2-adrénergiques et d'autres médicaments susceptibles d'induire une hypokaliémie ou de renforcer un effet hypokaliémiant (p.ex. dérivés xanthiques, corticostéroïdes et diurétiques), peut augmenter l'effet hypokaliémiant de l'agoniste β2-adrénergique.

Le traitement par des agonistes β2-adrénergiques peut entraîner une élévation des taux sanguins d'insuline, d'acides gras libres, de glycérol et de cétones.

Il convient d'accorder une attention particulière aux cas d'asthme instable nécessitant l'utilisation supplémentaire de bronchodilatateurs en cas d'urgence, aux cas d'asthme aigu sévère, car l'hypoxie peut majorer le risque d'hypokaliémie, ainsi qu'aux autres situations pouvant augmenter le risque d'hypokaliémie. Dans ces cas, il est conseillé de contrôler régulièrement les concentrations sériques de potassium.

Excipients

Ce médicament contient du lactose. Les patients présentant l'intolérance héréditaire rare au galactose, un déficit total en lactase ou un syndrome de malabsorption du glucose et du galactose ne devraient pas prendre ce médicament.

Interactions

Interactions pharmacocinétiques

Les concentrations plasmatiques de budésonide semblent nettement augmentées par les inhibiteurs puissants du CYP3A4 (p.ex. kétoconazole, itraconazole, voriconazole, posaconazole, clarithromycine, télithromycine, néfazodone et inhibiteurs de la protéase du VIH). La prise concomitante de ces médicaments doit être évitée. Si cela n'est pas possible, l'intervalle de temps entre l'administration de l'inhibiteur du CYP3A4 et du budésonide doit être aussi long que possible (voir «Mises en garde et précautions»).

Le puissant inhibiteur du CYP3A4 kétoconazole, à raison de 200 mg une fois par jour, a augmenté les concentrations plasmatiques du budésonide administré concomitamment par voie orale (dose unique de 3 mg) d'un facteur 6 en moyenne. Lorsque le kétoconazole a été administré 12 heures après le budésonide, la concentration a uniquement augmenté d'un facteur 3 en moyenne, ce qui montre que l'espacement des administrations peut réduire l'augmentation des concentrations plasmatiques. Des données limitées concernant cette interaction pour le budésonide inhalé à forte dose indiquent qu'une augmentation marquée des concentrations plasmatiques (d'un facteur 4 en moyenne) peut se produire si l'itraconazole, à raison de 200 mg une fois par jour, est administré en concomitamment avec le budésonide inhalé (dose unique de 1000 µg).

Il est prévu que l'administration concomitante d'inhibiteurs du CYP3A, y compris de produits contenant du cobicistat, augmente le risque d'effets secondaires systémiques. L'association doit être évitée, sauf si les bénéfices sont supérieurs au risque accru d'effets secondaires systémiques des corticostéroïdes; dans ce cas, les patients doivent être surveillés en vue de détecter les éventuels effets secondaires systémiques des corticostéroïdes.

Le jus de pamplemousse pouvant inhiber le CYP3A4 et la pertinence clinique de cette inhibition n'étant pas connue, la consommation de jus de pamplemousse doit être évitée pendant le traitement par DuoResp Spiromax.

La cimétidine inhibe légèrement le métabolisme hépatique du budésonide. La prise concomitante de cimétidine est donc susceptible d'influencer légèrement la pharmacocinétique du budésonide. Cette interaction n'a toutefois pas de signification clinique si la posologie recommandée est respectée.

Interactions pharmacodynamiques

Les β-bloquants peuvent diminuer ou inhiber l'effet du formotérol. Une association à dose fixe de budésonide/fumarate de formotérol dihydraté ne doit donc pas être administrée concomitamment avec des β-bloquants (y compris en collyre), sauf en cas de nécessité absolue.

L'administration concomitante de quinidine, de dysopyramide, de procaïnamide, de phénothiazines, d'antihistaminiques (terfénadine), d'inhibiteurs de la MAO et d'antidépresseurs tricycliques peut allonger l'intervalle QTc et majorer le risque d'arythmies ventriculaires.

L'administration supplémentaire de substances sympathomimétiques peut renforcer les effets indésirables cardiovasculaires.

En outre, la L-Dopa, la L-thyroxine, l'ocytocine et l'alcool peuvent altérer la tolérance cardiaque aux sympathomimétiques β2.

Le traitement concomitant par des inhibiteurs de la MAO, y compris les médicaments aux propriétés similaires tels que la furazolidone et la procarbazine, ou des antidépresseurs tricycliques requiert de la prudence, car l'effet des β2-stimulants sur le système cardiovasculaire peut être renforcé.

Il existe un risque accru d'arythmies chez les patients subissant une anesthésie concomitante avec des hydrocarbures halogénés.

La prise concomitante d'autres médicaments β-adrénergiques ou anticholinergiques peut provoquer un effet bronchodilatateur supplémentaire.

L'administration concomitante de dérivés xanthiques, de minéralocorticoïdes ou de diurétiques peut renforcer l'éventuel effet hypokaliémiant des β2-stimulants (voir «Mises en garde et précautions»).

Le risque d'arythmies est augmenté en cas d'hypokaliémie chez les patients traités par des glycosides digitaliques.

Enfants et adolescents

Les études d'interaction n'ont été réalisées que chez l'adulte.

Grossesse, allaitement

Grossesse

Aucune donnée clinique relative à la grossesse n'est disponible pour une association à dose fixe de budésonide/fumarate de formotérol dihydraté ou le traitement concomitant par le formotérol et le budésonide. Les données issues d'une étude sur le développement embryo-fœtal chez le rat n'ont montré aucun effet supplémentaire lié à l'association.

D'une part, des études animales ont montré des effets indésirables sur le développement fœtal pour le budésonide. D'autre part, les observations faites en clinique chez les femmes enceintes n'ont pas montré de risque accru de malformations. Des études de reproduction menées chez l'animal ont révélé des effets indésirables pour le fœtus lors d'une exposition à des doses systémiques de formotérol très fortes. Il n'y a pas d'études concernant l'emploi chez les femmes enceintes traitées par le formotérol.

Dans ces conditions, DuoResp Spiromax ne doit être administré que si le bénéfice potentiel justifie le risque potentiel pour le fœtus. En particulier pendant le premier trimestre et juste avant la naissance, DuoResp Spiromax ne doit être utilisé qu'en présence de raisons impératives.

Selon les nombreuses données scientifiques disponibles, le risque d'effets indésirables chez le fœtus lors d'exposition involontaire s'avère minime.

Allaitement

Une étude pharmacologique a montré que le budésonide inhalé passe dans le lait maternel. Le budésonide n'a cependant pas été décelé dans le sang de nourrissons allaités. Sur la base des paramètres pharmacocinétiques, on peut considérer que la concentration plasmatique chez l'enfant atteint moins de 0,17% de la concentration plasmatique maternelle. Par conséquent, des effets du budésonide ne sont pas à attendre chez un enfant allaité dont la mère utilise des doses thérapeutiques de DuoResp Spiromax. On ignore si le formotérol passe dans le lait maternel chez l'humain. Chez la rate, de faibles quantités de formotérol ont été retrouvées dans le lait maternel. Les mères qui allaitent ne doivent donc utiliser DuoResp Spiromax que si ce traitement est absolument nécessaire.

Fertilité

Aucune donnée n'est disponible concernant les effets potentiels du budésonide sur la fertilité. Les études de reproduction chez l'animal portant sur le formotérol ont montré une légère réduction de la fertilité chez les rats mâles à des niveaux d'exposition systémique élevés (voir «Données précliniques»).

Effet sur l’aptitude à la conduite et l’utilisation de machines

DuoResp Spiromax n'a aucune influence ou a une influence négligeable sur l'aptitude à la conduite ou l'utilisation de machines.

Effets indésirables

Résumé du profil de sécurité

Comme DuoResp Spiromax contient à la fois du budésonide et du formotérol, il peut se produire des effets indésirables de même nature que ceux qui ont été rapportés pour chacun de ces composants. Aucune augmentation du taux de ces effets indésirables n'a été rapportée suite à l'administration concomitante de ces deux composants. Les effets indésirables les plus fréquents sont les effets indésirables pharmacologiquement prévisibles d'un agoniste β2-adrénergique, tels que les tremblements et les palpitations. Ils ont tendance à être relativement légers et disparaissent en général après quelques jours de traitement. Dans une étude clinique portant sur l'utilisation par voie inhalée du budésonide dans la BPCO menée sur 3 ans, des ecchymoses et une pneumonie ont été observées à des fréquences respectives de 10% et de 6%, par rapport à 4% et 3% dans le groupe sous placebo (p <0,001 et p <0,01, respectivement).

Tableau répertoriant les effets indésirables

Les effets indésirables liés au budésonide ou au formotérol sont rangés par classe de système d'organes et par fréquence selon la convention suivante: «très fréquents» (≥1/10), «fréquents» (≥1/100 à <1/10), «occasionnels» (≥1/1000 à <1/100), «rares» (≥1/10'000 à <1/1000), «très rares» (<1/10'000) et «fréquence inconnue» (ne peut être estimée sur la base des données disponibles).

Classe de système d'organes

Fréquence

Effet indésirable

Infections et infestations

Fréquents

Candidose oropharyngée, pneumonie (chez les patients atteints de BPCO)

Affections du système immunitaire

Rares

Réactions d'hypersensibilité immédiate et retardée, par exemple exanthème, urticaire, prurit, dermatite, angioœdème et réaction anaphylactique

Affections endocriniennes

Très rares

Syndrome de Cushing, freination de la fonction surrénalienne, retard de croissance, diminution de la densité minérale osseuse

Troubles du métabolisme et de la nutrition

Rares

Hypokaliémie

Très rares

Hyperglycémie

Affections psychiatriques

Occasionnels

Agitation, inquiétude, nervosité, agressivité, hyperactivité psychomotrice, anxiété, troubles du sommeil

Très rares

Dépression, modifications du comportement (en particulier chez l'enfant)

Affections du système nerveux

Fréquents

Céphalées, tremblements

Occasionnels

Étourdissements

Très rares

Dysgueusie

Affections oculaires

Très rares

Cataracte et glaucome

Occasionnels

Vision floue (voir «Mises en garde et précautions»)

Affections cardiaques

Fréquents

Palpitations

Occasionnels

Tachycardie

Rares

Arythmies cardiaques, par exemple fibrillation auriculaire, tachycardie supraventriculaire, extrasystoles

Très rares

Angine de poitrine, allongement de l'intervalle QTc

Affections vasculaires

Très rares

Pression artérielle instable

Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales

Fréquents

Légère irritation de la gorge, toux, dysphonie, y incluant enrouement

Rares

Bronchospasme

Très rares

Bronchospasme paradoxal

Affections gastro-intestinales

Occasionnels

Nausées

Affections de la peau et des tissus sous-cutanés

Occasionnels

Écchymoses

Affections musculo-squelettiques et systémiques

Occasionnels

Crampes musculaires, myalgie

 

Description d'effets indésirables spécifiques

La candidose oropharyngée est due au dépôt du principe actif. Il convient de conseiller au patient de se rincer la bouche avec de l'eau après chaque dose afin de minimiser ce risque. Les candidoses oropharyngées répondent généralement au traitement antifongique local sans qu'il ne soit nécessaire d'interrompre la corticothérapie inhalée. En cas de candidose oropharyngée, les patients doivent également se rincer la bouche avec de l'eau après les inhalations supplémentaires prises à la demande pour soulager les symptômes.

Un bronchospasme paradoxal peut se produire très rarement, concernant moins d'une personne sur 10'000, avec une augmentation immédiate du sifflement bronchique («wheezing») et de l'essoufflement après l'inhalation. Le bronchospasme paradoxal répond à un bronchodilatateur inhalé à action rapide et doit être traité immédiatement. DuoResp Spiromax doit être arrêté immédiatement, le patient doit être réévalué et, si nécessaire, un traitement alternatif doit être instauré (voir «Mises en garde et précautions»).

Des effets systémiques peuvent survenir sous corticostéroïdes inhalés, en particulier lorsque de fortes doses sont administrées pendant une période prolongée. La probabilité que ces effets surviennent est plus faible que sous corticothérapie par voie orale. Les effets systémiques possibles incluent: syndrome de Cushing, symptômes cushingoïdes, freination de la fonction surrénalienne, retard de croissance chez l'enfant et l'adolescent, diminution de la densité minérale osseuse, cataracte et glaucome. Une augmentation de la sensibilité aux infections et un trouble de l'adaptation au stress peuvent aussi se produire. Les effets sont probablement dépendants de la dose, du temps d'exposition, de l'exposition concomitante et antérieure aux corticostéroïdes, ainsi que de la sensibilité individuelle.

Le traitement par des agonistes β2-adrénergiques peut entraîner une élévation des taux sanguins d'insuline, d'acides gras libres, de glycérol et de corps cétoniques.

L'annonce d'effets secondaires présumés après l'autorisation est d'une grande importance. Elle permet un suivi continu du rapport bénéfice-risque du médicament. Les professionnels de santé sont tenus de déclarer toute suspicion d'effet secondaire nouveau ou grave via le portail d'annonce en ligne ElViS (Electronic Vigilance System). Vous trouverez des informations à ce sujet sur www.swissmedic.ch.

Surdosage

Un surdosage de formotérol mènerait probablement à des effets typiques des agonistes β2-adrénergiques: tremblements, céphalées et palpitations. Les symptômes rapportés lors de cas isolés incluent: tachycardie, hyperglycémie, hypokaliémie, allongement de l'intervalle QTc, arythmie, nausées et vomissements. Un traitement de soutien symptomatique peut être indiqué. L'administration de 90 µg sur trois heures à des patients présentant une obstruction bronchique aiguë n'a pas entraîné de conséquences en termes de sécurité.

Il n'y a pas lieu de s'attendre à des problèmes cliniques lors d'un surdosage aigu de budésonide, même à des doses excessives. L'administration chronique de doses supérieures à celles recommandées de budésonide induit une augmentation du risque d'effets systémiques des glucocorticoïdes, tels que l'hypercorticisme et la freination de la fonction surrénalienne.

Lorsque le traitement par DuoResp Spiromax doit être arrêté en raison d'un surdosage de formotérol, l'instauration d'un traitement adéquat par des corticostéroïdes inhalés doit être envisagée.

Propriétés/Effets

Classe pharmacothérapeutique: Médicaments pour maladies obstructives des voies respiratoires, adrénergiques et autres médicaments pour les maladies obstructives des voies respiratoires.

Code ATC

R03AK07

Mécanisme d'action et effets pharmacodynamiques

DuoResp Spiromax contient du formotérol et du budésonide, qui ont des mécanismes d'action différents et qui font preuve d'effets additifs pour réduire les exacerbations de l'asthme.

Budésonide

Le budésonide est un glucocorticoïde qui, lorsqu'il est inhalé, exerce une activité anti-inflammatoire dose-dépendante au niveau des voies respiratoires, se traduisant par une diminution des symptômes et des exacerbations de l'asthme. Les effets indésirables du budésonide inhalé sont moins sévères que ceux des corticostéroïdes systémiques. Le mécanisme exact à l'origine de l'effet anti-inflammatoire des glucocorticoïdes est inconnu.

Formotérol

Le formotérol est un agoniste β2-adrénergique sélectif, qui entraîne lors de son inhalation une relaxation rapide et de longue durée des muscles lisses des bronches chez les patients souffrant d'une obstruction réversible des voies respiratoires. L'effet bronchodilatateur dépend de la dose et apparaît dans les 1 à 3 minutes. L'effet persiste pendant au moins 12 heures après l'administration d'une seule dose.

Efficacité et sécurité cliniques

Traitement de fond continu de l'asthme par l'association budésonide/formotérol

Des études cliniques menées chez des adultes ont montré que l'ajout de formotérol au budésonide améliorait les symptômes de l'asthme et la fonction pulmonaire, et diminuait le nombre d'exacerbations.

Dans deux études cliniques menées sur 12 semaines, l'efficacité de l'association budésonide/formotérol sur la fonction pulmonaire était égale à celle d'une association libre de budésonide et de formotérol, et était supérieure à celle du budésonide en monothérapie. Tous les bras de traitement utilisaient un agoniste β2-adrénergique à courte durée d'action à la demande. Aucun signe d'une diminution de l'efficacité au cours de la période n'a été observé.

BPCO

Deux études menées sur 12 mois ont évalué l'effet sur la fonction pulmonaire et la fréquence des exacerbations (définies par la prise de corticostéroïdes oraux et/ou la prise d'antibiotiques et/ou des hospitalisations) chez des patients souffrant de BPCO sévère. Le VEMS médian à l'inclusion dans les études était de 36% de la valeur normale attendue. Le nombre moyen d'exacerbations par an (comme défini plus haut) était significativement réduit sous l'association budésonide/formotérol par rapport au formotérol en monothérapie ou au placebo (fréquence moyenne de 1,4 par rapport à 1,8-1,9 dans le groupe sous placebo/formotérol). Au cours des 12 mois, le nombre moyen de jours de traitement par des corticostéroïdes oraux avait légèrement diminué dans le groupe sous l'association budésonide/formotérol (7-8 jours/patient/an par rapport à 11-12 et 9-12 jours/patient/an dans le groupe sous placebo et sous formotérol, respectivement). En ce qui concerne les changements au niveau des paramètres de la fonction pulmonaire, comme le VEMS, l'association budésonide/formotérol ne s'est pas révélée supérieure au formotérol en monothérapie.

Débit inspiratoire de pointe avec le dispositif Spiromax

Une étude randomisée, en ouvert et contrôlée contre placebo a été menée chez des enfants et des adolescents asthmatiques (6-17 ans), des adultes asthmatiques (18-45 ans), des adultes atteints de bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO; >50 ans) et des volontaires en bonne santé (18-45 ans) pour évaluer le débit inspiratoire de pointe (DIP) ainsi que d'autres paramètres d'inhalation associés suite à une inhalation utilisant un dispositif Spiromax (contenant un placebo) comparé à une inhalation utilisant un inhalateur de poudre sèche multidoses déjà disponible dans le commerce (contenant un placebo). L'impact d'une formation adéquate à la technique d'inhalation avec un inhalateur poudre sur la vitesse et le volume d'inhalation a également été évalué. Les données de l'étude indiquent que, quels que soient l'âge et la sévérité de la maladie sous-jacente, les enfants, les adolescents et les adultes asthmatiques, ainsi que les patients atteints de BPCO ont été capables de générer un débit inspiratoire suffisant avec le dispositif Spiromax, similaire à celui obtenu avec l'inhalateur de poudre sèche multidoses disponible dans le commerce. Les DIP obtenus par les patients souffrant d'asthme ou de BPCO étaient en moyenne supérieurs à 60 l/min, un débit auquel les deux inhalateurs étudiés sont connus pour délivrer des quantités comparables de médicament dans les poumons. Très peu de patients présentaient des DIP inférieurs à 40 l/min; quand les DIP étaient inférieurs à 40 l/min, il ne semblait y avoir aucun regroupement par âge ou sévérité de la maladie.

Pharmacocinétique

Absorption

L'association à dose fixe de budésonide/formotérol, et les principes actifs correspondants en monothérapie, se sont révélés bioéquivalents en termes d'exposition systémique au budésonide et au formotérol, respectivement. Malgré cela, une légère augmentation de la suppression de cortisol a été observée après l'administration de l'association à dose fixe, par rapport aux principes actifs en monothérapie. On considère que cette différence n'a pas d'impact sur la sécurité clinique.

Aucune interaction pharmacocinétique n'a été constatée entre le budésonide et le formotérol.

Les paramètres pharmacocinétiques pour les principes actifs correspondants étaient comparables après administration de budésonide et de formotérol en monothérapie ou en association à dose fixe. Après la prise de l'association à dose fixe, l'aire sous la courbe (ASC) était légèrement plus élevée pour le budésonide, la vitesse d'absorption plus rapide et le pic plasmatique plus élevés. Pour le formotérol, le pic plasmatique était comparable après administration de l'association à dose fixe.

Le budésonide inhalé est absorbé rapidement et le pic plasmatique est atteint dans les 30 minutes suivant l'inhalation. Dans les études, le dépôt moyen de budésonide dans les poumons après inhalation avec l'inhalateur poudre était compris entre 32% et 44% de la dose délivrée. La biodisponibilité systémique est d'environ 49% de la dose délivrée. Chez les enfants de 6 à 16 ans, le dépôt dans les poumons se situe dans le même intervalle que chez l'adulte pour la même dose délivrée. Les concentrations plasmatiques qui en résultent n'ont pas été déterminées.

Le formotérol inhalé est absorbé rapidement et le pic plasmatique est atteint dans les 10 minutes suivant l'inhalation. Dans les études, le dépôt moyen de formotérol dans les poumons après inhalation avec l'inhalateur poudre était compris entre 28% et 49% de la dose délivrée. La biodisponibilité systémique est d'environ 61% de la dose délivrée.

Distribution

La liaison aux protéines plasmatiques est d'environ 50% pour le formotérol et de 90% pour le budésonide. Le volume de distribution est d'environ 4 l/kg pour le formotérol et de 3 l/kg pour le budésonide. Le formotérol est inactivé par des réactions de conjugaison (formation de métabolites actifs O-déméthylés et déformylés, présents surtout sous forme de dérivés conjugués inactifs). Le budésonide subit un important effet de premier passage (environ 90%) au niveau du foie, avec formation de métabolites à activité glucocorticoïde réduite. L'activité glucocorticoïde des métabolites les plus importants, le 6-β-hydroxy-budésonide et le 16-alpha-hydroxyprednisolone, est inférieure à 1% de celle du budésonide. Aucun signe d'interaction métabolique ou de réaction d'échange entre le formotérol et le budésonide n'a été observé.

Élimination

La majeure partie d'une dose de formotérol est transformée par métabolisation hépatique, suivie d'une élimination rénale. Après inhalation, 8% à 13% de la dose délivrée de formotérol sont excrétés sous forme inchangée dans l'urine. Le formotérol a une clairance systémique élevée (environ 1,4 l/min) et la demi-vie d'élimination terminale est de 17 heures.

Le budésonide est éliminé par métabolisation, catalysée principalement par l'enzyme CYP3A4. Les métabolites du budésonide sont éliminés tels quels ou sous forme conjuguée dans l'urine. Des quantités négligeables de budésonide sous forme inchangée ont été retrouvées dans l'urine. Le budésonide a une clairance systémique élevée (environ 1,2 l/min) et la demi-vie plasmatique après administration intraveineuse est de 4 heures.

Cinétique pour certains groupes de patients

La pharmacocinétique du budésonide ou du formotérol chez les enfants et les patients présentant des troubles de la fonction rénale n'est pas connue. L'exposition au budésonide et au formotérol peut être augmentée chez les patients atteints de maladies hépatiques.

Linéarité/non-linéarité

L'exposition systémique au budésonide, comme celle au formotérol, est corrélée de façon linéaire à la dose administrée.

Données précliniques

Les effets toxiques observés dans les études expérimentales animales portant sur le budésonide et le formotérol, en association ou en monothérapie, sont liés à une activité pharmacologique exagérée.

Dans les études de toxicité sur la reproduction chez l'animal, les corticostéroïdes, tels que le budésonide, induisent des malformations (fente palatine, malformations du squelette). Ces résultats d'études expérimentales animales ne semblent cependant pas être pertinents pour l'homme aux doses recommandées. Les études de toxicité sur la reproduction chez l'animal portant sur le formotérol ont montré une légère diminution de la fertilité chez le rat mâle lors d'une exposition systémique plus élevée, ainsi que des pertes implantatoires, une diminution de la survie postnatale et une diminution du poids à la naissance lors d'une exposition systémique sensiblement plus élevée que celle atteinte dans la pratique clinique. Ces résultats chez l'animal ne semblent cependant pas être pertinents pour l'homme.

Remarques particulières

Stabilité

Le médicament ne doit pas être utilisé au-delà de la date figurant après la mention «EXP» sur l'emballage.

Stabilité après ouverture

Stabilité après ouverture du sachet en aluminium: 1 an.

Remarques particulières concernant le stockage

Ne pas conserver au-dessus de 25°C.

Conserver hors de la portée des enfants.

Conserver l'inhalateur fermé après son retrait du sachet en aluminium.

Numéro d’autorisation

70193 (Swissmedic).

Présentation

DuoResp Spiromax 320 µg/9 µg avec 60 doses: 1 inhalateur (B)

DuoResp Spiromax 320 µg/9 µg avec 60 doses: 3 inhalateurs (B)

L'inhalateur est blanc et muni d'un capuchon pour embout buccal semi-transparent rouge foncé. Les parties de l'inhalateur en contact avec le médicament et les muqueuses sont en acrylonitrile butadiène styrène (ABS), polyéthylène (PE) et polypropylène (PP).

Chaque inhalateur contient 60 doses et est emballé dans un sachet en aluminium.

Titulaire de l’autorisation

Teva Pharma AG, Basel

Mise à jour de l’information

Mise à jour de l'information du médicament de comparaison étranger: juillet 2024.

Avec ajout d'informations pertinentes pour la sécurité par Swissmedic: décembre 2025.

Numéro de version interne: 1.3